Je suis née dans le mauvais corps" 😱 La youtubeuse NikkieTutorials a fait une déclaration choc sur sa sexualité ! 🌈👨🏼👩🏼
Ancien membre 24/01/2018 à 1718 Bonjour/Bonsoir, je me questionne sur l’expression être né-e dans le mauvais corps » que j’entends et lis ça et là et notamment ici. Donc je voudrais vous demander aux personnes trans* Est-ce que vous utilisez cette expression pour vous décrire ? Qu’est-ce que cette expression signifie pour vous ? Est-ce que des personnes vous définissent comme ça ? Si oui, est-ce que cela vous convient ? aux personnes cis Est-ce que vous avez déjà utilisé cette expression pour qualifier une personne trans* ? Qu’est-ce que cette expression signifie pour vous ? Où est-ce que vous avez entendu cette expression au départ ? dans une discussion, via un média traditionnel télé, radio, journaux ou sur internet ? Merci de m’avoir lu et merci pour vos éventuelles réponses ! Belle journée/soirée Ancien membre 24/01/2018 à 2014 Salut, Je n'ai jamais utilisé cette expression, mais elle me semblait décrire la situation jusqu'à ce que j'apprenne que non, il ne faut pas dire ça. Et je ne sais pas pourquoi d'ailleurs. Du coup, je ne l'utilise pas enfin il faut dire que je n'en parle pas spécialement non-plus. Pour moi ça signifie qu'un homme peut avoir un corps de femme et que ça le dérange au point de vouloir réduire la dissonance entre ce qu'il est et son corps je peux par exemple m'imaginer me réveiller avec un corps de femme et me dire "je ne suis pas dans le bon corps, je suis un homme, c'est quoi ce bordel ?". Du coup, puisqu'on parle de quelqu'un qui a fait une transition, il est né dans le mauvais corps, et maintenant "ouf !", ça va. J'ai conscience de la limite de cette interprétation ton corps, c'est forcément le bon corps, du coup "le mauvais corps" c'est une formule problématique, et de l'analogie tu ne découvres pas ton corps en te réveillant un matin, tu as grandi avec, tu y es sans doute habitué, mais ça ne m'empêche pas d'avoir cette idée en tête quand j'entends cette expression. je l'ai entendue dire une fois ou deux sans que ça me marque particulièrement, et une autre fois dans une vidéo youtube où le youtubeur avertissait que c'était mal de dire ça, sans vraiment donner un éclairage compréhensible sur ce qu'il ressentait au sujet de son corps ni au sujet de cette expression. Ancien membre 24/01/2018 à 2230 l’expression être né-e dans le mauvais corps » Est-ce que vous utilisez cette expression pour vous décrire ? Non, je dis plutôt que mon corps de naissance n'est pas en adéquation avec mon ressenti et mon genre, sachant que je me considère plutôt comme binaire. Qu’est-ce que cette expression signifie pour vous ? Pour moi cette expression c'est un peu une erreur, car je ne me considère pas être né dans le mauvais corps mais plutôt avoir certaines parties de mon corps qui ne correspondent pas à mon ressenti. Après c'est très subjectif chaque individu à sa vision de son corps. Est-ce que des personnes vous définissent comme ça ? C'est déjà arrivé pendant des questions qu'on me posait, notamment des camarades de classe. Si oui, est-ce que cela vous convient ? Comme c'est une expression qui pour ma part ne me convient pas, j'explique tout simplement mon ressenti aux gens avec les mots les plus simples possible. Ancien membre 25/01/2018 à 0035 Merci pour vos réponses Ancien membre 14/03/2018 à 1737 ooh dommage qu’il n’y ai pas plus de témoignages de personnes transgenres transexuels sur ce sujet joliment formulé car c’est un grand thème qui abrite autres sous questions que je n’ai pas encore trouvé clairement sur le forum… qu’est ce pour vous que Etre un homme/femme », se sentir homme/femme », ou seulement des parties de sois alors Wilden c’est intéressant pourrais tu développer ? Ancien membre 14/03/2018 à 1842 Pour moi, le genre est totalement subjectif. Les éléments que nous connaissons du genre et des différenciations sont souvent des clichés transmis depuis très longtemps dans notre culture et nos traditions. Ma définition personnel du genre serait Le ressenti intérieur d'un individu à se sentir dans un premier temps binaire ou non-binaire puis après pouvoir préciser les choses Fluide, homme, Agenre, femme.... Après, être un homme ou être une femme si nous parlons d'un point de vue physique ne veut rien dire dans le sens ou il faudrait du coup utiliser des nuances corps de naissance féminin.. car notre monde est fait de nuances. Etre homme ou Etre femme b'est pas un fait acquis ou ferme justement. J’espère avoir assez développer, n'hésite pas si tu veux des précisions. Ancien membre 14/03/2018 à 1924 je ne suis pas sure d’avoir bien compris, ou peut etre que ce que j’ai compris ne m’éclaire pas plus Justement la question est le ressenti intérieur d’un individu », qu’est ce qui fait que tu te sentes homme ou seulement une part de toi de naissance qui ne correspond pas » à ce que tu vois à l’intérieur de toi. J’ai en fait du mal à me visualiser les interrogations que se posent les personnes qui passent à l’acte » pour modifier - corriger » alors plutôt - leur corps ou une partie. [b]Comment s’exprime l’incohérence. [/b] Je suppose que le genre existe. C’est difficilement définissable et je me dis que les personnes trans sont peut être les plus a même à éclairer cette question. Pour exemple Je n’ai pas de problème avec mon corps de naissance, mais je ne me sens pas plus féminine » que masculine » ni n’est androgyne » ou garçon manqué »... ce sont des mots sociaux sans réelles valeurs. Mais alors je suppose qu’on peut dire que je suis simplement moi, d’un [b]genre psychique[/b] féminin dans un corps féminin. Je suppose que si j’étais née avec des attributs physiques masculins ça aurait naturellement joué sur ma personnalité/mon esprit qui devrait donc être de genre psychique masculin. ce qui ne serait alors pas le cas chez les individus qui ressentent n’être pas nés avec les bons attributs. ? Là c’est l’hypothèse, mais elle attend éléments démonstratifs si vous m’avez suivi et êtes en accord ? Ancien membre 14/03/2018 à 2036 Pour moi, le genre et le sexe n'ont absolument rien à voir. Ce sont deux choses différentes. Je ne sais pas définir se ressenti, je le sais c'est tout. Comment s'exprime l'incohérence ? Je dirai que pour ma part, je savais qu'une chose n'était pas comme j’étais mais après, je n'en sais pas plus, je ne peux pas le définir, je le sens c'est tout Ancien membre 15/03/2018 à 0804 J'avais vu passer une fois un truc en anglais sur le sujet... Ça disait en gros "Il n'y a pas de "mauvais" corps, juste des corps différents"... Et je rejoins carrément ce type d'idée. Les corps sont comme ils sont. Ancien membre 15/03/2018 à 0817 Ancien membre 30/03/2018 à 1552 [quote]Je n’ai pas de problème avec mon corps de naissance, mais je ne me sens pas plus féminine » que masculine » ni n’est androgyne » ou garçon manqué »... ce sont des mots sociaux sans réelles valeurs. Mais alors je suppose qu’on peut dire que je suis simplement moi, d’un [b]genre psychique[/b] féminin dans un corps féminin. Je suppose que si j’étais née avec des attributs physiques masculins ça aurait naturellement joué sur ma personnalité/mon esprit qui devrait donc être de genre psychique masculin. [/quote] C'est tout le problème avec les gens cis, comme ça concorde vous arrivez pas à dissocier. En effet la probabilité que tu aies été de genre masculin si tu étais née mâle aurait été importante, mais pas totale. Pour mieux te figurer la chose je te suggère plutôt de t'imaginer te retrouver demain avec une paire de couilles, une apparence virile et tout le monde qui s'adresse à toi en conséquence. Penses-tu être tout aussi bien dans ta peau ? MissKim 11/11/2019 à 1203 pour ma part je trouve que l’utilisation du terme “ dans le mauvais corps” est abusive et est en quelques sortes une mode dans le milieu trans, ou du moins une formule banalisée répétée X fois et qui ne veut rien dire. Ancien membre 12/11/2019 à 0940 Coucou. Pour ma part , et te répondre. j'utilisais ce terme plus jeune , avant transition et même au debut. Cela implique que la nature , la vie a mal fait son oeuvre... Va savoir , ça me rassurait certainement de pointer un responsable de ma situation en prétextant une grossière erreur de la "nature " , afin de me faire déculpabiliser... Sauf que baaaaaaaah je réalisais que je me plantais mais royalement ! A partir du moment qu'on cherche à interpréter la nature ... on s'fout les orteils des pieds dans les yeux .. Et puis ... bah ça m'est littéralement passé . Quoi voila , une fois l esprit disons plus "clair " . Plus d experience et plus de maturité. Nous avons le corps que nous avons wooow perspicace ! hihi nan la ou je veux en venir , c'est que peu importe qui tu es , en quoi tu inspires ... ce qui va faire la différence... C'est comment tu vas apprendre à composer avec ton corps . Ce que tu fais pour justement essayer de te dépasser ; pour t accepter. Et tout simplement t'aimer ! Donc je ne suis pas née dans le mauvais corps ...noooon... J'ai juste le corps de ma vie puis voila ! c'est pas pareil , et ça généralise beaucoup plus . J'ai entendu beaucoup de gens autour de moi sortir cette expression pour me décrire. Pour la plupart, ce n'est jamais méchant, c est juste plus maladroit qu'autre chose . Generalement j evite de discuter plus avec eux ... Quoi voila, j'ai déjà essayé d en discuter , d amener la chose differement... mais c est très souvent peine perdue ... et puis j ai disons d autres choses a faire que d avoir a me justifier . Donc voilà, je m'en fous ! et franchement... c est plus simple comme ça ! Voila , bisous bisous sucré Coré 12/11/2019 à 1754 Même si cela est maladroit, je ne jetterai pas la pierre à celleux qui l'utilisent c'est difficile pour une personne trans de retranscrire ce qu'elle vie. J'ai dû le faire a un moment. MissKim 19/06/2020 à 0936 quand des personnes n'ayant pas entammé leur transition, en questionnement et entendent ça, elles peuvent se sentir illégitime par rapport aux autres, et donc simplement répéter le truc pour se sentir "validées" face au psy, aux autres trans etc...
InesRau, mannequin trans : 'Je ne pense pas être née dans le mauvais corps' À quelques semaines de la sortie de son autobiographie, intitulée Femme, le 28 novembre chez Flammarion, le mannequin – et désormais actrice – Inès Rau était l'invitée de
Publié le 10/01/2019 à 1200, Mis à jour le 08/02/2019 à 1129 La joueuse de 26 ans, qui a déclaré être transgenre, a décidé d'arrêter sa carrière. Nantes, le 6 décembre 2018. LOIC VENANCE / AFP La joueuse internationale suédoise de 26 ans, qui évoluait jusqu'alors dans le club de Fleury, a annoncé ce lundi l'arrêt de sa carrière avant d'en dévoiler les raisons. C'est une annonce qui n'a pas vraiment surpris ses proches. Cela fait longtemps qu'ils l'appellent Loui plutôt que Louise. Ce lundi 7 janvier, l'ex-ailière gauche du club de Fleury Loiret, par ailleurs internationale suédoise, a annoncé tirer un trait sur sa carrière. Son ancien club a publié un bref communiqué expliquant leur séparation d'un commun accord après que la joueuse a demandé à "mettre un terme à son contrat de manière anticipée, pour raisons personnelles"."Une nouvelle vie sans handball"Louise Sand a ainsi précisé qu'elle avait "pris du plaisir à évoluer avec toutes les joueuses" mais souhaitait désormais "prendre soin [d'elle] et [se] concentrer sur une nouvelle vie sans handball". Quelques heures après l'annonce, elle a apporté des précisions dans un podcast de quelques minutes diffusé sur Spotify, précise France Bleu Orléans. La médaillée de bronze aux championnats d'Europe en 2014, qui a annoncé être transgenre, explique notamment avoir entamé un processus visant à faire reconnaître une dysphorie de genre, un sentiment d'inadéquation entre son sexe assigné à la naissance et son identité de vidéo, les dates clés du sport féminin"Pourquoi suis-je ainsi ?""Je suis née dans le mauvais corps, élude d'emblée l'ex joueuse. Les gens m'ont aimée et acceptée comme j'étais. Mais je suis lasse de porter la haine de moi-même à cause du malaise que je ressens au plus profond de mon corps." Loui Sand ne jouera donc plus au handball. Elle a raconté vouloir suivre un traitement hormonal sans préciser toutefois si elle comptait ou non se faire opérer. "Pourquoi suis-je ainsi ? Adoptée, à la peau noire, lesbienne et maintenant trans" se demande la jeune femme qui vit actuellement en couple avec l'internationale de football Emma Berglund, défenseure au PSG, précise Le Monde .Son geste a eu un retentissement certain en Suède où les principaux médias du pays se sont fait l'écho de ses propos. Des propos salués par ses pairs et nombre de personnalités suédoises dont la ministre des Sports, Annika Strandhäll, qui a honoré "son courage", et "l'importance de ce coming out". Sur sa page Facebook, l'équipe nationale de handball a elle rendu hommage à l'athlète. "Tu nous manqueras, Loui, est-il écrit. Nous te souhaitons le meilleur pour ton prochain match, plus important encore que tous ceux joués sur des terrains de hand." À lire aussi Dark Web, réseaux cryptés et ransomwares plongée dans le monde obscur des traqueuses de cybercriminelsGendarmes, policières, magistrate, elles sont une poignée à infiltrer les réseaux cryptés et à s'attaquer au dark Web. Rompues aux technologies numériques, les trentenaires arrivent en renfort et investissent ce territoire fascinant. Ces situations typiques des vacances qui finissent en disputes de couplePendant les vacances d'été, collègues et réveils matinaux vous paraissent bien loin. Votre conjointe, en revanche, peut se révéler un peu trop... présent. Attention, querelles en vue. Venez comme vous êtes» des plages espagnoles promeuvent le mouvement body positivePour dire stop à l'injonction de la minceur sur la plage, le gouvernement Pedro Sánchez a lancé une campagne mettant en vedette des corps de femmes loin des standards de beauté. "Née dans le mauvais corps", la handballeuse Louise Sand annonce être transgenre et arrête sa carrière S'ABONNERFermer S'abonner
Témoignageau Luxembourg: Bridget, 25 ans, «née dans le mauvais corps» LUXEMBOURG - En février dernier, Ridgley, jeune père de 25 ans, est devenu Bridget, jeune mère et femme (enfin) épanouie.
Mis à jour le 29 octobre 2021 à 15h32 Andréa Furet avec sa mère, Sandrine, le 14 janvier. - © Presse Dans le téléfilm Il est elle », diffusé lundi 1er novembre sur TF1, elle incarne une jeune fille née dans un corps de garçon. Un rôle miroir pour Andréa Furet, qui témoigne de sa transition aux côtés de sa mère, Sandrine, notre collaboratrice depuis vingt ans. Rencontre tout en pudeur et sentiments. Par Catherine Robin Ce n'est pas tout à fait son histoire, mais on peut entrevoir des calques de la ville à l'écran. Dans Il est elle », premier téléfilm où elle tient la tête d'affiche, Andréa Furet joue le rôle d'Emma. Emma, née dans un corps de garçon, que ses parents ont baptisé Julien et qui va progressivement sortir de sa chrysalide pour se présenter telle qu'elle est une fille transgenre. Il est elle », qui doit être diffusé sur TF1, résonne comme un écho à la propre histoire de celle qui l'incarne et qui ne se reconnaît pas dans ce M » de masculin, fixé par l'état civil à sa naissance. Ce n'est pas que je sois née dans le mauvais corps, explique la jeune femme de 18 ans. Je n'utilise pas cette expression. Mon corps n'est pas mauvais. Bien que je l'aie modifié, ça a toujours été mon corps. Si vous me demandez à quel âge j'ai compris ma transidentité, je vous répondrai vers 15 ans. Avant, je me suis posé pas mal de questions autour de mon orientation sexuelle. Je savais que je ne m'identifiais pas en tant qu'homme, mais pas en tant que femme non plus. Quand la question du genre a émergé en moi, ça a résolu beaucoup de choses. » Lire aussi >> De Caitlyn Jenner à Elliot Page décryptage d’un traitement médiatique de la transidentitéAssise à ses côtés, Sandrine Furet couve des yeux sa fille, sans cacher l'inquiétude qui voile parfois son regard. Sandrine travaille depuis de nombreuses années au magazine ELLE. Accepter de témoigner, de livrer mon intimité dans les colonnes du journal est une forme d'épreuve. Mais je le fais pour Andréa. C'est une histoire difficile que nous traversons. Nous essayons de la mener de façon simple, sereine. Son père et moi avons déjà fait pas mal de chemin depuis son coming out, il y a un peu moins de deux ans. » En juin 2019, Andréa profite d'un week-end où sa mère est seule pour le lui annoncer. Deux années auparavant, quand elle avait 15-16 ans, elle nous avait confié avoir un grand projet de vie, sans préciser quoi. Nous avons respecté son souhait de ne pas nous en dire plus. Je pensais à une expérience professionnelle, comme aller vivre à l'étranger. » Andréa, elle, s'était préparée à cet instant depuis de nombreux mois. J'ai regardé des vidéos sur Internet, j'ai lu beaucoup d'informations à ce sujet. Je voulais n'avoir aucun doute. Puis le moment est venu. J'étais encore mineure et je ne souhaitais pas atteindre la majorité dans une forme de “mensonge“. » Elle décide d'en parler d'abord à sa mère, pensant qu'elle acceptera la nouvelle plus facilement que son père. Un jour qu'il était en déplacement professionnel, elle m'a fait asseoir, raconte Sandrine. Elle a pris une grande respiration et puis m'a dit “Je sais depuis longtemps que je suis une fille. Je ne peux pas t'expliquer pourquoi, mais je le sais au plus profond de mon être.” Je lui ai alors répondu “Comment ça ?” J'ai commencé à trembler, mon cœur battait à tout rompre. C'était un tsunami émotionnel. “Tu es sûre ?” lui ai-je demandé. Et puis on a fini par se serrer dans les bras et s'effondrer en larmes. Avant d'aller faire une grande balade en forêt. Sans se parler ou presque. » Et le papa ? J'ai demandé à ma mère de ne rien lui dire car je voulais le faire moi-même, poursuit Andréa. J'ai essayé de le joindre par téléphone, mais je n'y arrivais pas. Alors je lui ai envoyé un long message. » Sa réponse ? Je l'avais pressenti. » Un soulagement pour la jeune femme. J'ai eu la chance d'avoir un entourage bienveillant, ouvert. Mes deux frères [issus d'une première union du père] l'ont très bien accepté, comme tout le reste de ma famille. » Elle l'annonce à ses amis via un post Instagram. Avec les potes, c'était encore plus facile. Ils ont tous bien réagi. Je n'ai eu que des encouragements, des réactions positives. Je ne me suis jamais pris de “contre-nature” dans la gueule. » Il a fallu du temps pour passer du “il“ au “elle“ » De la transidentité, Sandrine ne connaît, à l'époque de la révélation de sa fille, que quelques notions glanées dans des reportages télévisés un peu racoleurs. On commençait à en parler, mais je ne m'y intéressais pas particulièrement. Il m'a fallu tout apprendre. Cette nouvelle a été un vrai cataclysme. La fin d'une vie, le départ d'une autre. Comme une renaissance. Enfin pas une renaissance…, se reprend-elle sous le regard de sa fille. Je ne me suis jamais reconnue dans le discours de ces parents qui expliquent qu'ils ont dû faire leur deuil. Mon enfant n'est pas mort, il a juste changé, évolué. » Quand elles se remémorent ce moment intense de coming out, une grande pudeur enveloppe mère et fille, assises l'une à côté de l'autre, mais à distance, sur le canapé. Toutes les deux sont engagées sur un chemin commun, mais suivent des étapes distinctes. Elles n'ont pas la même place, donc ni le même regard, ni la même voix. Il y a chez Sandrine l'inquiétude inhérente au statut de mère, qui s'est peut-être encore plus accentuée avec le processus de transition de sa fille. Il y a chez Andréa une forme d'assurance et d'aplomb dont on ne sait s'ils sont en lien avec l'adolescence qu'elle est en passe de quitter ou si c'est une façon de banaliser son expérience, afin, peut-être, de consoler sa mère. J'ai beaucoup pleuré au début, reconnaît Sandrine. Il a fallu du temps pour passer du “il“ au “elle“. De son ancien prénom à celui qu'elle s'est choisi. J'ai bien sûr respecté sa volonté, mais je voulais aussi la protéger. Elle fait du théâtre depuis ses 7 ans. En devenant comédienne, elle va être exposée. Et ça me fait un peu peur. Et puis il y a toutes ces interrogations autour des hormones. Qu'en sait-on ? Quel impact cela aura sur sa santé, sur son espérance de vie ? » Quand sa mère s'interroge, Andréa a les yeux rivés sur son portable, comme si ces questions avaient déjà été réglées pour elle depuis longtemps. Toutes les étapes que j'ai accomplies jusqu'ici n'ont été que bénéfiques. C'était une telle nécessité pour moi que même la dimension physique ne me faisait pas peur. C'était vital. Quand tu as envie de changer certains aspects de ton corps et que c'est possible, tu ressens davantage de l'excitation que de l'appréhension. » Pour pouvoir effectuer sereinement sa transition, elle quitte le lycée et passe son bac littéraire à distance. Je ne souhaitais pas m'exposer, je voulais me préserver. » Elle obtient son diplôme avec mention et s'inscrit à la Sorbonne en études théâtrales, tout en poursuivant le Cours Florent, où certains sont au courant, d'autres pas, peu importe », estime la comédienne en herbe qui a la chance d'avoir un bon passing », observe sa mère. Le passing, ça veut dire que si on ne sait pas que je suis en transition, on peut me prendre pour une femme cis. Si je n'avais pas décidé de le dévoiler, personne ne pourrait se douter », explicite Andréa qui s'agace gentiment de la curiosité suscitée, en général, à propos de la transition physique des personnes transgenres. Pourquoi les gens auraient-ils besoin de savoir où l'on en est ou jusqu'où l'on veut aller dans notre transition ? C'est très intrusif. Est-ce qu'on leur demande ce qu'ils ont entre les jambes ? Moi, je n'ai pas particulièrement envie d'en parler. » Sa vie d'avant », Andréa ne veut d'ailleurs pas beaucoup l'évoquer. Elle lève les yeux au ciel quand sa maman cite le prénom qu'elle et son mari lui ont donné à la naissance. C'est elle qui a redéfini le sien. Pour plein de raisons que je veux garder pour moi. » Tout juste peut-on deviner qu'elle a adopté un prénom porteur de sens, puisque Andréa mélange le masculin andro » vient du grec et signifie homme et le féminin avec la terminaison en a ». Si elle aime encore regarder les photos de son enfance, elle goûte peu aux diaporamas de son adolescence. Ce n'était pas une période particulièrement facile. Je n'étais pas seulement moche. J'étais moche-moche. Un peu comme Juju, le personnage que j'incarne dans le téléfilm. En fait, je ne veux pas regarder le passé. Je ne le renie pas, mais j'aimerais qu'on me voie au présent. Et si on parle au passé, à la rigueur, je préfère qu'on dise elle. » Tu as remarqué que c'est ce que je fais maintenant ? lui lance Sandrine. Mais peut-être que, dans dix ou quinze ans, tu regarderas à nouveau ces images avec plus de sérénité. Là, c'est encore très frais. » Il y a quelques semaines, Sandrine a regardé le documentaire de Sébastien Lifschitz, Petite Fille », qui met en scène une enfant de 7 ans et sa mère qui l'accompagne sur le parcours tourmenté de la reconnaissance de sa dysphorie de genre. C'était si bouleversant, s'émeut Sandrine. Ça m'a renvoyé à tellement de choses. Je me suis dit que, concernant ma fille, j'aurais préféré le savoir avant, pour pouvoir mieux l'accompagner, pouvoir entamer les choses plus vite. » Immuable culpabilité maternelle. Dans le film, décrit-elle, la mère demande à une médecin si c'est parce qu'elle a voulu une fille qu'elles vivent cette situation. Moi, j'ai toujours voulu un garçon. On sait bien que ce n'est pas la question, mais forcément on s'interroge. Je ne culpabilise pas pour autant. Ce n'est pas nous qui avons façonné son identité. C'est comme ça et il faut l'accepter. » À son agent qui gère ses castings, Andréa avait confié l'année dernière que, désormais, elle voulait incarner uniquement des personnages féminins. Et puis le rôle d'Emma est arrivé sur un plateau. Elle n'a pas pu dire non. Même si on met notre enfant au monde, il ne nous appartient pas, conclut Sandrine. Ma fille possède un courage immense. Le destin qu'elle emprunte est d'une richesse, d'une intensité incroyables. On a tous beaucoup à apprendre de celles et ceux qui font progresser l'acceptation de la différence. Je suis si fière d'elle. »
Ilssont d’horizons, de cantons et d’âges différents mais tous vivent cette particularité d’être nés dans un sexe qui n’est pas celui auquel ils se sentent appartenir. Avec courage, émotion et franchise, ils témoignent de la situation des personnes transgenres en Suisse. Partager. Conserver.
17 décembre 2017 7 17 /12 /décembre /2017 2012 20 novembre,Mon lycée des arts et métiers est aménagé dans une ancienne abbaye médiéval…Le cloître est recouvert de neige. Nous avons fait un bonhomme de neige avec les filles dans le jardin des simples… Il n y a qu’un seul garçon dans ma classe CAP styliste…Même si nous apprenons surtout les techniques du dessin de mode, nous apprenons aussi la couture. Fabliau est très timide et adorable. Brun aux yeux bleus. Il joue de la guitare et écrit des poèmes… Il adore Baudelaire. Marion une jeune fille aux longs cheveux blonds est passionnée par le maquillage et la photo de mode. Elle est à la fois modèle photo et photographe. Elle adore Lizzie Saint Septembre. Elle est toujours si espiègle, si vive…Ma copine Laurine va venir me rejoindre, on sera à nouveau dans la même classe…Elle me manquait déjà ! Elle dit qu’elle va emporter sa guitare électrique. Après les cours ma professeures Lior Gautier me garde une heure de plus car étant arrivé en milieux d’année j’ai beaucoup à rattraper. Elle a de longs cheveux ondulés, châtain un peu cuivré… C’est une belle femme qui a une taille très marquée et des hanches larges. Elle est très douce. Nous ne sommes que six élèves dans cette classe. Dans cette école il y a d’autres formations en art du vitrail… J’ai une chambre pour moi toute seule, toute petite, avec un lit en hauteur et dessous un bureau, avec une cheminée condamnée, les pierres sont apparentes c’est du granit et ma fenêtre est un jolie vitrail bleuté irisé d’or…Nous nous partageons une salle de bain commune et une cuisine et il y a un réfectoire pour le midi…J’étudie aussi le français, les mathématique, l’anglais et l’espagnol, l’histoire et la géographie…Il y a même un atelier chant, une chorale où nous reprenons une chanson de Nikita Young…Je suis dans les sopranes. Les élèves ont même créaient au sein de l’école un groupe de musique de rock gothique et métal, le professeur de musique les encadre. On s’amuse beaucoup…Le mercredi nous n’avons pas classe alors on fait des balades le long de la mer…On va au cinéma et je traine parfois dans la bibliothèque de l’école éclairée d’une rossasse. C’était une chapelle avant et il y a toujours JC. Crist sur sa croix pâle comme une statue de glace. Dans cette bibliothèque il y a de vieux grimoires avec des enluminures à l’intérieur. Cette nuit j’ai rêvé. Un chien noir nageait dans la mer. Il était attelé d’une valise en bois qui flottait à la surface de l’eau…Le chien est venue vers moi. J’ai alors ouvert la valise. Nikita Young était une petite poupée en porcelaine et elle avait les bras replié sur sa poitrine…Elle tenait un journal intime. Sa robe était déchirée et une tache de sang mauve au niveau du ventre…Le tissus de sa robe se déchirait puis se désagrégeait au contact de mes doigts…Son corps était fait en bois, en forme de violoncelle mais très longiligne, beaucoup moins large…Il y avait un creux en son corps où je devinais battre son cœur et son poumon violacée…Il y avait un archet à côté d’elle. Mais aussi une petite valise miniature. Je l’ai ouvert. Sur une robe bleu-océanique plié et une petite culotte à sa taille de poupée, il y avait une petite brosse rose, son miroir ovale noir pailletée, sa barrette papillon bleue irisée d’or et des étoiles phosphorescentes dans ses cheveux soyeux. Je me suis plongée dans la nuit étoilée de ses cheveux, je suis tombée dans le vide…ma chute était infini. Je me suis réveillée en sursaut. Au réveil, sur ma table de chevet j’ai trouvé une barrette papillon bleu irisé d’or…Il ressemblait à un papillon délicat plus vrai que nature…Le papillon n’est-il pas symbole de la métamorphose ? Un parfum d’eau de bleuet flottait dans ma chambre…Rosalia Fox avait terminé son enquête et avait retrouvé le journal intime de l’adolescente Nikita Young. Il était caché sous le matelas, en dessous les lattes du lit…Un journal intime rose ivoire comme de la peau de fillette. A l’intérieur du journal intime, Rosalia découvrit des dessins en noir et blanc…Des dessins d’une extrême tristesse et violence. Ils étaient très réalistes et étaient le témoignage des mauvais traitements qu’elle subissait…Ou parfois simplement le reflet de sa psyché. Elle avait écrit aussi une lettre…Ma mère ne souhaite plus que j’aille à l’école…Mes copines avaient une mauvaise influences sur moi. Ma mère me dit que les gens qui ne sont pas de notre rang social manquent de culture et d’éducation…Ma copine Mélanie écoutait du rap…Elle aimait MC Soolar. Je ne savais même pas ce que c’est le rap…Mes camarades me disaient que je semble venir d’une autre planète et que je suis une princesse…Elles n’ont peut-être pas mon instruction mais j’envie le fait qu’elles soient si libres, si joyeuses…Elles sont plus intelligentes que maman le pensent. Elles, elles ont déjà des corps de femmes…De jolies rondeurs au niveau des hanches. Ce qui les rend irrésistibles dans des robes moulantes. De belles poitrines misent en valeur par des hauts très décolletés. Je déteste le piano. Quand ma mère me demande d’en jouer j’ai de terribles angoisses…Comme ma mère était une virtuose, ce que je fais n’est jamais assez bon…Elle était tellement furieuse. Non seulement elle me frappe les doigts avec une baguette de chef d’orchestre mais cette fois, c’est allé plus loin, elle m’a demandé de me baisser. J’avais les bras en sphinx contre le piano, tout mon haut du corps était allongé contre le piano et j’attendais la sentence…Les fesses offertes. Elle est allée chercher la ceinture, elle a soulevé ma robe et a baissé ma culotte…J’étais humiliée ! Elle m’a fouetté les fesses jusqu’au sang…Le sang l’a effrayé alors elle s’est arrêtée. Elle m’a emmené dans ma chambre en e tirant par les cheveux…je boitais…Elle m’a attaché sur mon lit, elle m’a attaché les poignets aux barreaux du lit et a fermé mes volets, je suis restée deux jours et deux nuit dans la nuit. Sans nourriture, ni à boire…Parfois ma mère me prive de nourriture quand je ne joue assez bien…Mais quand je joue du violon, du violoncelle ou de la contrebasse elle ne me dit rien…Car elle ne sait pas en jouer. Pour le violon, le violoncelle, la contrebasse elle m’admire…Mais pour le piano…J’ai quand même obtenu la liberté de jouer de la guitare électrique…J’aime beaucoup aller chez Lucien Dorian, il est mon seul ami, mon seul contact avec le monde extérieur et lui est gentil avec moi…Jamais il ne me frappe parce que je joue mal…Au contraire il m’encourage et me dit que je suis douée. Pleine de promesse. Il me fait écouter aussi Led Zeppelin, Deep Purple, Nirvana…Comme j’ai failli tomber dans les pommes…Il m’a préparé un thé à la camomille sucré avec du miel et a fait une poire au chocolat…J’étais si angoissée qu’on n’a pas joué, on a discuté, il m’a fait promettre de ne pas en parler à ma mère…On est même allé se balader à la ne viens jamais à la plage ?Des larmes roulèrent sur mes joues…-C’est indélicat de te demander cela, mais est-ce que ta mère t’aime ? Que voulait-il me dire par là? Cela veut dire quoi aimer ? J’aurai voulu lui demander…Je l’ai regardé et j’ai fuis au devant lui jusqu’à la salle de musique…Mira courait au devant moi…Il a essayé de me rattraper…Je crois qu’il voulait savoir si elle prenait soin de moi et si elle ne me faisait pas de mal…Si elle était douce et gentille. -Je ne dirais rien à personne Nikita ! Je ne dirais rien ! Mais je n’ai rien dit. J’en étais incapable. Peut-être que ma mère va me tuer un jour… Mais on retrouvera mon journal où j’ai croqué des scènes plus que mettre en mots ma souffrance…Je dois cesser d’écrire, j’entends ma mère monter les escaliers, elle va peut-être entrer dans ma chambre…J’ai si mal au ventre. Je suis tellement angoissée que j’en ai la nausée, je vomis involontairement tout ce que je mange. Lucien croit que je ne mange pas mais c’est le stress...Je vais m’éparpiller en grain de sables…Et si je faisais une fugue ? Il y a une valise dans mon placard…J’y songe souvent. -Nikita Young. 24 décembre,Je suis revenue chez ma mère pour les fêtes de noël. Ma mère s’était faite tirée les oreilles par Rosalia Fox…Mais aussi par l’assistante sociale. Du coup elle est allée en cure de désintoxication…Maman semble plus en forme. On a fait le sapin et un bouquet de houe décore la table…Chose incroyable ma mère à pardonné à mon père le fait qu’il est une amie…Lui et Marine viennent réveillonner avec nous. Mes parents pensent que c’est beaucoup mieux pour moi qu’on soit ensemble et que je profite aussi de la présence de mon père. Il parait que Rosalia Fox est repartie en Afrique alors qu’elle était nouvelle à la brigade de police…Nuit du 24 décembre au 25 décembre,Quand Péguy alla se coucher et tua sa chandelle…Elle sentit une présence au pied de son lit. Mais elle n’avait pas peur. Il y avait aussi un poids allongé sur ses pieds…Comme si elle avait eu un chat allongée sur sa jambe. Un gros chat. C’était peut-être le poids de l’édredon ? Mais il n y avait pas d’édredon. Elle vît une étoile s’allumer dans la nuit…Une lueur se déplacer. Comme l’extrémité d’une baguette de fée ? Péguy ne cessait de penser à Rosalia Fox…Un papillon de nuit, de couleur doré s’agitait entres les rideaux translucides…On entendait la mer et elle percevait presque le chant des baleines. Elle aperçue une jeune fille qui disparut par la fenêtre…Elle ressemblait bien à Nikita avec ses longs cheveux noirs, si soyeux…Puis un chat ronronna…Est-ce qu’un chat était entrée chez elle ? Dans un demi-sommeil, elle aperçut non pas un chat mais une panthère noire ! Qui était allongée en position de sphinx sur ses jambes…Ce félin avait un collier de femme, un rubis en forme de rose…N’avait-elle pas déjà vu quelque part ce collier ? Ce n’était pas un collier de chat mais un collier délicat de femme avec une chaine en argent presque transparent…Elle voulu caresser du bout des doigts le museau du félin…Mais c’était une chimère qui se transforma en un halot de poussière. Tout à coup dans l’encadrement de la fenêtre, sous la lumière lunaire deux silhouettes apparurent, côte a côte et se tenant par la main…C’était Rosalia Fox surnommait Rose par ses intimes au côté de Nikita…Leurs deux corps flottaient dans la chambre, au chevet du lit…Rose en prononçant ses paroles En fait, je suis une fée…je ne suis pas policière et je devais partir après ma mission ! » Et là, la belle fée noire se transforma en panthère noire. Mais Nikita ne changeait pas d’apparence…Avec son accent chinois et sa voix timide elle s’adressa à Péguy Je ne suis pas une fée moi…Je suis un fantôme, merci de m’avoir retrouvé… » Elles traversèrent la chambre et passèrent à travers le mur. Le lendemain matin Péguy trouva le rubis taillée en forme de rose posée sur son lit et une étoile phosphorescente sur sa table de chevet. Troisième objets qu’elle avait retrouvé dans la valise…L’étoile phosphorescente dans le miroir ovale noir pailleté. Sa bague Lapis-lazulis scintillait dans la pénombre…Elle alla au pied du sapin et sa mère ne semblait pas encore réveillée, toujours la neige tombait par la fenêtre…Il y avait un tout petit paquet avec son prénom écrit dessus, elle l’ouvrit et s’écria de surprise en trouvant un collier en forme de lune…C’était presque le même que Nikita portait quand elle l’a trouvé sur la plage…Elle songea au collier de Rosalia fox, la première foi qu’elle la rencontré…Non ce n’était pas un rubis en forme de Rose qu’elle portait…C’était un rubis en forme de larme ! Published by
Je suis née dans le mauvais corps, élude d'emblée l'ex joueuse. Les gens m'ont aimée et acceptée comme j'étais. Mais je suis lasse de porter la haine de moi-même à cause du malaise que je
Alicia, 19 ans, est une femme née dans un corps d’homme. C’est pourquoi elle a décidé d’amorcer sa transition hormonale il y a bientôt six mois. Une décision acceptée par ses amis, ses professeurs mais pas par ses parents. Voulant faire évoluer les choses, elle se livre sans détours sur sa situation. Article réservé aux abonnés
Lajoueuse de 26 ans évoluait dans le club français de Fleury Lire la suite: 20 Minutes » En Suède, la handballeuse Loui Sand met fin à sa carrière et annonce être trans « Née dans le mauvais corps », une joueuse de hand de Fleury arrête sa carrière Valentina, née par GPA: 'Toute ma vie, je me suis sentie normale'
Les personnes qui ont rencontré Linda Coquillat-Coves avant 2012 l’ont connue sous son nom de naissance Xavier Coves, capitaine de l’Armée de l’air. Mais pendant quarante-trois ans et aussi loin que je m’en souvienne », Xavier a enfoui au plus profond de lui ce qu’il était vraiment transsexuel. Entrée dans l’armée en 1989 J’avais le sentiment très profond de ne pas être née dans le bon corps, raconte Linda qui, depuis trois ans, vit en femme tout le temps. Au départ, je le refoulais. Je considérais que c’était honteux. Et je me suis vite rendu compte que ça serait incompatible avec ma passion l’aviation. » Du coup, Xavier se transforme en l’archétype du petit garçon bagarreur, judoka et féru d’avions. Jeune adulte, une mauvaise expérience avec un homme lui permet de refouler ce sentiment un peu plus. En 1989, Xavier intègre l’armée et devient navigateur de transport à bord d’un C130 sur la base de Bricy, dans le Loiret. En première ligne, il participe à d’importants conflits, depuis la Guerre du Golfe jusqu’au Mali, en passant par l’Afghanistan. Avec sa femme et ses trois enfants dans ses bagages, il part commander l’escale aérienne et maritime de Guyane, avant de rentrer en métropole, en 2007. Je me suis marié, j’ai eu trois enfants. J’étais amoureux, confie Linda. Mais quand on refoule quelque chose, ça nous rattrape. À chacune des grossesses de ma femme, je dormais ventre contre ventre pour avoir l’impression d’être enceinte moi-même. » Mes enfants m’appellent “papa” et je ne veux pas que ça change » Après quinze ans et beaucoup de lassitude à la fin, le couple se sépare et Xavier décide enfin de vivre pour lui. Pour elle. Linda dévoile à sa famille sa transsexualité. Si je l’avais fait quand j’étais jeune, ça ne serait pas bien passé auprès de mon entourage. J’ai attendu qu’ils soient prêts à l’accepter. Pour mes parents, ça n’a pas été facile mais ils m’aiment et ce sont des gens intelligents, alors ils ont compris. Avec mes enfants aussi, aujourd’hui, on a trouvé un équilibre, ça se passe très bien. Certaines personnes ont encore du mal à m’appeler Linda. Mes enfants m’appellent “papa” et je ne veux pas que ça change. » Recevez par mail notre newsletter loisirs et retrouvez les idées de sorties et d'activités dans votre région. Lorsque Xavier rencontre Pierre, à Orléans, en 2012, il pense trouver un substitut grâce à l’homosexualité. Très vite il se rend compte que ça ne suffira pas et qu’il va aller au bout de la démarche en changeant de sexe. Pierre l’accepte. Je lui ai dit “tu m’as connu garçon, je vais devenir femme”. » Un mariage en garçons » À ce moment-là, Xavier est toujours dans l’armée. Le protocole pour sa transformation physique ne passe pas inaperçu lors des visites médicales. J’ai annoncé à l’état-major ma transsexualité. Ils ont dit que ça ne leur posait pas de problème mais qu’ils ne pouvaient pas me faire courir le risque de voyager dans des pays où l’homosexualité est passible de prison ou de peine de mort. Alors j’ai encore un peu retardé ma vie de femme. » Tout de même, Xavier épouse Pierre, juste au moment du mariage pour tous Un mariage en garçons. » Pour lui, ce n’est pas pour faire passer un message mais plutôt pour protéger son mari. Avec mon équipage, on était à l’avant, lors des missions, poursuit Linda. Il y avait un risque, calculé mais existant, que je ne revienne pas. Dans ce cas, tous les conjoints auraient eu des indemnités, mais pas Pierre. » C’est ce dernier, originaire du Sancerrois, qui a fait découvrir la région à Linda. On venait régulièrement et on a eu envie de s’y installer. Au départ, on envisageait de monter des chambres d’hôtes et peut-être un café-théâtre et c’est en discutant avec Alexandr et Anastasia, nos futurs associés, que l’idée du Cabaret sancerrois est née. » Je suis à l’aise dans mes baskets et je le serai plus après l’opération » Depuis, de nombreuses représentations ont eu lieu à Menetou-Râtel, où le couple a été très vite accepté. Le travail de l’Éducation nationale et des médias pour faire accepter les différences et leurs richesses a porté ses fruits. Peut-être que le cabaret a aidé on nous a plus pris pour des extraterrestres parce qu’on voulait monter un cabaret que parce que Pierre et Xavier sont devenus Pierre et Linda?! » Des professionnels se sont unis pour ouvrir le Cabaret sancerrois au mois de mai Aujourd’hui, l’équipe du Cabaret sancerrois travaille sur le nouveau spectacle. D’ici deux ans, on aimerait construire notre propre salle de spectacle. On a déjà des pistes pour le terrain car on aimerait rester à Menetou-Râtel. On voudrait créer une salle dédiée à la culture. Pour du music-hall mais pourquoi pas, aussi, pour du théâtre, de la musique… » En plus de sa nouvelle carrière, Linda mène un autre projet son opération pour changer définitivement de sexe. La démarche est en cours, je viens d’avoir l’accord. Mais pour l’opération, il y a deux ans de délai. J’ai été vue par quatre psychologues, c’est très long. Déjà, maintenant, je vais pouvoir entamer les démarches administratives. Faire changer ma carte d’identité et avoir un numéro de sécurité sociale qui commence par un 2. Je suis à l’aise dans mes baskets et je le serai encore plus après l’opération. » Bio express. 13 février 1969. Naissance à Strasbourg. 1989. Entrée dans l’armée de l’air. 2007. Début du protocole pour changer de sexe. 2012. Mariage avec Pierre Coquillat. 2014. Départ de l’armée. 2016. Début des démarches administratives pour changer de sexe. Chloé Gherardi
Je suis convaincue depuis mon adolescence que mon nez est difforme, raconte Marion, 28 ans. Mon entourage a beau me contredire, je ne peux pas en démordre.J'ai vu récemment un chirurgien
"... ton genre n'est pas forcément celui qu'on te donne à la naissance "Votre réaction ? Message édité le 10 août 2021 à 101801 par SKUD-KALI-YUGA Je lui pete les dents c'est bien clair ? Message édité le 10 août 2021 à 101747 par CamilleZIZI C'est plutôt la réaction de mon gosse que j'aimerais voir Les enfants sont loin d'être cons donne un coup de poing au professeur* oups je suis né dans la mauvaise identité et aujourd’hui je me sent Mike Tyson » Message édité le 10 août 2021 à 101910 par KheyRelax Le 10 août 2021 à 101735 Je lui pete les dents c'est bien clair ? Pareil, mais je suis transphobe qu'on me dit Je le retire de l'école et je signale cette dérive idéologique à sa hiérarchie qui va evidemment ne rien faire "Vous ne pouvez pas empêcher l'éducation de votre fils c'est criminel et irresponsable, votre fils appartient à la République pas à l'obscurantisme" Victime de harcèlement en ligne comment réagir ?
Topic Le Professeur à votre enfant '"Tu sais tu es peut-être née dans le mauvais corps" du 10-08-2021 10:16:40 sur les forums de
Bonjour, Je vous avoue ne pas être tombée sur ce message par hasard. Je suis aussi un enfant issu de circonstances similaires. Je vais du coup faire une sorte de témoignage ici, désolée. En fait, mon père a toujours eu une relation malsaine avec ma mère. De même qu’il a toujours eu un problème psychologique. Cela n’a pas été évident à comprendre. Puisqu’il n’a jamais eu de suivi, on ne peut nommer exactement ce qu’il a mais il correspond au minimum en tout point à un pervers narcissique. Son père lui-même en était un, et la mère de mon grand-père en était une. Cependant il y a des éléments très très inquiétants chez mon père et des certitudes à propos de mon grand-père qui me laisse croire que mon père est issu d’une lignée » de sociopathe. Ma mère m’a élevée en me racontant que mon père ne voulait pas de moi. Elle était dépressive, au bord du suicide à cause de ses mauvais traitements, et a supplié mon père en pleurant de lui donner un second enfant. En espérant que cela lui remonte le moral. Il n’avait accepté que parce que les allocations familiales lui donneraient de l’argent. Elle m’avait raconté que la chose c’était faite sans sentiments ma mère pleurait et mon père lui faisait son travail » de manière impassible. Le pire était à venir quand j’ai finis par comprendre par moi-même, en voyant de mes yeux lorsque j’étais petite, que mon père forçait ma mère à avoir des relations ou faire des choses qu’elles ne voulaient pas. Au bout d’un moment, ma mère a fini par avouer que mon père l’avait violée à plusieurs reprises pendant des années. Notamment aussi dans les débuts, avant que je naisses. Il procédait en attendant qu’elle s’endorme, elle se réveillait soit pendant l’acte soit après en se demandant pourquoi elle avait mal ou autre. Il justifiait que c’était normal ou qu’elle avait bougé et du coup qu’elle était réveillée mais qu’elle n’en avait pas le souvenir. On ne peut établir le moment exact où une femme tombe enceinte… était-ce pendant ces rapports froids ? Ou bien quand mon père s’en était pris à ma mère ? Quand j’étais petite, aux alentours du début primaire, j’ai subi des attouchements. Cela m’est revenu des années plus tard. Je faisais des cauchemars et j’avais parfois des réactions anxieuses sans savoir l’expliquer. Quand j’étais proche physiquement de quelqu’un surtout de sexe masculin, quand je prenais ma douche nue; surtout une peur irraisonnée lorsque mes bras étaient à découverts, tendus. Ma plus grosse réaction anxieuse a eu lieu lorsque mon père une fois m’a prise sur ses genoux, qu’il se reposait sur moi et qu’il a dit J’adore ça ». C’était comme un coup de poignard, j’avais mal, je me sentais mal à l´aise, comme trop consciente de la partie inférieure de mon corps, ma tête tournait, je ressentais le besoin d’hurler, de griffer et m’enfuir le plus loin possible. J’ai un suivi psychiatrique pour trouble anxio-dépressif depuis que j’ai 11 ans. Après des années j’ai réussi à en parler à mon docteur. Je n’ai que le souvenir d’un grand homme au-dessus de moi qui me fait de l´ombre. Je pensais qu’il fallait que je sache de qui il s’agissait, mais mon médecin m’a dit qu’il ne fallait pas que je me force. Si j’ai oublié, si c’est si loin ancré dans mon subconscient c’est pour une raison. Mon père avait des attitudes incestueuses, malaisantes, avec ma sœur et moi. Il en avait avec sa propre mère. On soupçonnait qu’il avait lui-même subit des attouchements étant enfant. Et lorsque l’on a découvert qu’il était pervers narcissique, les livres disaient que les gens de ce type peuvent s’adonner à des viols incestueux. J’ai commencé à douter de mon père, j’en ai fais part à ma psychiatre. Elle m’a alors demandé ce que je ferais si je savais qui m’avait fait ça et la réponse c’est que j’aurais probablement perdu l’esprit et serait aller tuer le coupable. Dans ce cas, ce n’était rien de bon. Il fallait que j’arrête de chercher. J’ai vu ma mère mourir un peu plus chaque jour. Il y a des jours où elle semblait devenir folle… Je me suis toujours sentie responsable de ma mère. J’étais l’enfant d’un violeur, d’un mauvais mari, de son bourreau, et pourtant elle m’aimait. Quand je réfléchis à qui je suis, j’ai honte. Je me sens sale. Laide à l’intérieur. Pourtant elle arrivait à m’aimer. J’ai le sentiment qu’on ne m’a pas laissée le choix, qu’avant même que je puisse naître on m’a retirée ma liberté. J’ai passé toute ma vie à essayer de sauver ma famille, réparer ma mère. J’ai fini par réaliser que si cela importait autant pour moi c’est que j’espérais pouvoir tout effacer, qu’alors je pourrais vivre librement sans cette culpabilité qui me ronge. Je pense que c’est un sentiment commun à tous ceux qui souffrent on avait rêvé d’une autre vie. À l’heure actuelle mon père vit toujours avec nous. Il dort dans ma chambre. Ma mère pousse la commode contre la porte tous les soirs de peur qu’il rentre. Et lui considère que c’est normal. Il voyage à travers le monde. Les gens lui font des louanges sans savoir comme il nous maltraite tous physiquement et psychologiquement. Il essaie de ramener ma mère à lui. Je l’ai signalé aux Services Sociaux il y a 1 an mais sans suite parce que l’on n’avait pas de preuves… Désormais il me méprise et veut me jeter dehors. Il y a juste tellement, tellement de choses. J’ai parfois envie de me réveiller et que tout soit normal, réaliser que tout ça était juste un cauchemar. Mon père n’est pas ça, il ne nous a pas fait toutes ces choses, ma mère est heureuse, tout le monde va bien. Je peux avoir des rêves et les accomplir. Je peux avoir une relation amoureuse avec quelqu’un. Je peux vivre sans souffrir. Sans avoir constamment peur pour moi et ma famille. C’est difficile de lutter contre la dépression mais j’y arrive, je ne sais pas comment. Maintenant je n’ai plus d’idées suicidaires. J’ai décidé de partir de chez moi, d’accepter la défaite, d’accepter que j’ai le droit d’être heureuse. J’essaie de me convaincre que je n’y suis pour rien. Au bout d’un moment, on est juste blasée. Parfois j’en ris, souvent je suis fatiguée. À 20 ans on ne devrait pas être épuisé de la vie, elle commence à peine. Ce que je sens au fond, en mettant de côté la dépression et l’anxiété, c’est que mon père peut aller se faire foutre, lui et son père. Je ne veux pas de ce malheur. Je n’ai pas envie d’être une héroïne tragique, un martyr, sur lequel on s’apitoie. Quelqu’un pour lequel on n’éprouve que de la tristesse, et qui retiendra de la vie que ce n’était qu’un long chemin de souffrance. Je ne vais pas faire perdurer la longue tradition familiale ». On ne choisit pas ce qui nous arrive mais on choisit qui on est. Et je ne me contenterai pas d’être ça. Il est clair que je vais perdre ma mère, peut-être mon foyer. Il n’y aura pas d’intervention divine qui va me sauver d’avoir mal encore une fois. Toutes les choses ont un prix. Il faut peut-être tout perdre pour pouvoir recommencer. Cette fois-ci une vie que je me tracerais. Le commentaire commence hyper négativement et finit sur une note positive ahah Pour tous ceux qui tombent sur ce témoignage ci-dessus, et s’y reconnaissent, ne perdez pas espoir.
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Publié17 août 2016, 1706Témoignage au LuxembourgBridget, 25 ans, née dans le mauvais corps»LUXEMBOURG - En février dernier, Ridgley, jeune père de 25 ans, est devenu Bridget, jeune mère et femme enfin épanouie. Elle raconte sa transformation à L'essentiel».Des jambes élancées, une mini-jupe près du corps, une longue chevelure dorée et un maquillage parfait. En voyant arriver Bridget, 25 ans, difficile de s'imaginer qu'il y a encore quelques mois elle était un homme. Elle s'appelait alors Ridgley. Mais ça, c'est de l'histoire ancienne. D'autant plus que dans quatre mois, elle va se faire opérer et ensuite changer de sexe à l'état civil. Et la jeune femme a trop hâte». Encore quatre mois qui ne représentent finalement pas grand chose face au combat qu'elle mène depuis toujours. Déjà à la Spillschoul quand la maîtresse séparait les filles des garçons, je ne me sentais pas à l'aise. Mais pendant très longtemps j'ai eu peur d'en parler. J'avais peur d'être anormale», explique-t-elle. Après de longues années de dépression, de mal-être et des problèmes de dépendance, elle a donc décidé de devenir elle». Aidée par sa psychiatre, elle a pris conscience qu'elle était tout simplement une femme née dans le mauvais corps» et qu'il fallait l'assumer». Sous traitement hormonalNous, les transgenres, on se lève le matin pour jouer un rôle qui n'est pas le nôtre. J'ai essayé d'être un garçon hétéro mais ça n'a pas marché, puis j'ai essayé de jouer le rôle de garçon gay mais ça n'allait pas non plus. Maintenant je suis une femme et là c'est mon rôle. C'est le script qui a été fait pour moi», dit-elle le sourire aux lèvres. Mais le chemin n'a pas été facile. Bridget s'est égarée un peu avant de se trouver. Elle a été en couple avec une femme. Ensemble, elles ont eu une petite fille. Puis, elle a fait son coming-out et est sortie quelques années avec un homme. Depuis février, elle a mis sa vie sentimentale entre parenthèses et se focalise sur sa transition. Sous traitement hormonal depuis lors, elle se fait à sa nouvelle identité. Son visage s'est aminci, sa peau s'est adoucie et ses seins ont poussé. Pour ma barbe je fais un traitement au laser et pour féminiser ma voix je m'entraîne, en chantant, par exemple», confie cette Portugaise née au Luxembourg.Prendre des médicaments pour devenir une madame»La jeune femme peut en tout cas compter sur le soutien sans faille de sa famille. Je suis très chanceuse. Mes parents m'ont énormément aidée et ils m'accompagnent à tous mes rendez-vous médicaux. Ils m'ont aussi aidée à annoncer la nouvelle de ma transition au reste de la famille. Ça nous a beaucoup rapprochés». Sa petite sœur et son ex-copine ont aussi bien pris la nouvelle. Mais c'est sans doute avec sa petite fille que cela a été le plus facile. Je parle de tout avec elle. Je lui ai dit que j'étais dans le mauvais corps et que j'allais prendre des médicaments pour devenir une Madame et que plus tard je ferai une opération pour avoir une foufoune, comme elle. Ça été très simple car les enfants n'ont pas de préjugés. Elle sait qu'elle a deux mamans et quand je vais la chercher à l'école elle crie "Ma papa est là". Elle est géniale». Un message à passerPourtant très confiante en elle, il y a encore des choses qui terrorisent Bridget. Elle n'ose pas encore se montrer en maillot de bain ou voyager, car il faudrait alors montrer une pièce d'identité qui ne lui correspond pas». Actuellement au chômage, elle a peur du regard des potentiels employeurs. Pour ce qui est de sa vie amoureuse, elle redoute encore de s'abandonner dans les bras d'un homme. Je dois avouer que j'ai de nombreuses demandes de garçons sur les réseaux sociaux et je ne cache pas qui je suis. Mais moi je cherche le grand amour». C'est Bridget qui a contacté la rédaction pour évoquer son parcours car elle sait qu'il y a d'autres personnes qui - comme elle - ne sont pas nées dans le bon corps et elle a un message à leur faire passer Fatima Rougi/L'essentiel
| Ιφեру аባубιчθኚ | Еቸևኒ шефэ |
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je suis née dans le mauvais corps