laconscience le sujet (conscience, inconscient, désir) quelques problématiques dans la solitude que prend conscience de soi que ce dont on clairement. Se connecter S'inscrire; Se connecter S'inscrire. Institutions. Université de Reims Champagne-Ardenne ; Université de Lille; Université Paris-Est Créteil Val de Marne; Université Paris Nanterre
Dans le monde matĂ©rialiste dans lequel nous vivons, tout vient en opposition de tout et rien n’est conciliable. Le conscient est opposĂ© Ă  l’inconscient, la mort Ă  la vie, le vrai au faux, le quelque chose au rien 
 etc. VoilĂ  la dualitĂ© qui fait de l'Homme un porteur de croix qui ne trouverait jamais son Centre et qui ne parviendrait donc jamais Ă  Ă©chapper Ă  la fatalitĂ© d’une souffrance liĂ©e Ă  sa condition ignorante et faible. Freud laisse accroire que nous serions les esclaves ou les victimes d’un champ immense et inconnaissable qui gouvernerait notre existence, sans que nous puissions en maĂźtriser ni les causes ni les effets. Nous serions passifs Ă  90 % en cette Vie et donc des patients au sens psychiatrique du terme, malades et nĂ©vrosĂ©s, ballottĂ©s entre des courants insaisissables qui nous rendraient dĂ©pendants de rĂ©actions et d’actions basiques et empruntĂ©es, jamais authentiques. Qui du Moi, du surmoi, du conscient et de l’inconscient font l’Homme vĂ©ritable ? Serions-nous tous malades ? Et pourquoi alors nous portons nous si bien dans ces nĂ©vroses sur lesquelles nous asseyons nos sociĂ©tĂ©s depuis si longtemps, oĂč les sages semblent fous et les fous sont les sages, ce qui faisait dire lĂ©gitimement au philosophe d’origine indienne Jiddu Krishnamurti que ce n’est pas un signe de bonne santĂ© mentale que d’ĂȘtre bien adaptĂ© Ă  une sociĂ©tĂ© profondĂ©ment malade. » Le Monde duel des conditions et des conditionnements est un monde d’égarements entre Moi et Soi. L’étude des causes et des effets donne Ă  la science prĂ©texte Ă  se perdre dans la seule dimension matĂ©rielle qu’elle ne peut comprendre que sous le prisme de sa perception et de ses sens. Son champ Ă©troit de conscience et son champ d’étude ne font qu’un, de sorte qu’il lui est impossible de dĂ©passer ses propres limites. Proposer une dĂ©finition de la conscience, c’est donc nĂ©cessairement limiter son potentiel d’infini et s’y borner. La conscience ne se limite pas par soi seul, mais par l’objet, qui l’obsĂšde. La Conscience dĂ©pend de la rĂ©alitĂ© Ă  laquelle nous nous soumettons et nous sommes cocrĂ©ateurs de cette rĂ©alitĂ© objective par le Mental qui ordonne un certain Monde, une dimension Ă  laquelle nous nous subordonnons “en conscience”, sans l’habiter ou l’accepter vraiment pleinement, comme d’autres ĂȘtre animĂ©s l’habitent insouciants, en ces mĂȘmes lieux. La pensĂ©e au lieu de nous libĂ©rer, nous oppresse, contrairement aux animaux qui semblent plus spontanĂ©ment adaptĂ©s Ă  leur milieu. L’Homme subit l’environnement dans lequel il s’adapte non sans mal. NĂ©anmoins, ce Monde demeure son plus entier MystĂšre, car au fur et Ă  mesure qu’il croit le comprendre, c’est tout un pan soudain qui s’arrache Ă  lui et qui l’égare. Ce petit cerveau intelligent que l’Ego porte en triomphe est – il en mesure de maĂźtriser la Nature sans s’auto-dĂ©truire ? L’immensitĂ© du champ de la connaissance ne l’invite-t-elle pas Ă  l’humilitĂ©, c’est-Ă -dire tout le contraire de ce que l’Histoire Humaine a dĂ©montrĂ©. Et pourtant
 Partout la voix des sages a rĂ©sonnĂ© pour qui voulait l’entendre. Partout, le Verbe attendait le mot pour lui rendre gloire et le faire rĂ©sonner dans un CƓur disponible. Partout des ĂȘtres se sont reconnus, en partageant le mĂȘme Plan de Conscience, crĂ©ant des ponts entre eux et en propageant l’espĂ©rance Ă  tous les autres sages isolĂ©s. Partout et depuis les origines, l’Essentiel demeure, malgrĂ© l’accessoire qui l’empĂȘche et le contraint. Car la Conscience n’a en dĂ©finitive pas d’autre objet qu’elle seule. C’est aussi pourquoi, elle ne peut se suffire Ă  elle-mĂȘme dĂšs les origines et qu’Eve est créée. Le Deux n’est pas le pĂ©chĂ© en Soi, le deux devient le pĂ©chĂ© en ce qu’il est le prĂ©texte d’une opposition radicale. Un paradis originel qui devient le siĂšge d’une sĂ©paration dĂ©finitive entre l’Homme isolĂ©, conditionnĂ© dans sa dimension de chair et la conscience libre et inconditionnelle du SacrĂ©. Le Monde du faux Ă©tait nĂ© et il perdure. La Science le dĂ©couvre depuis le dĂ©but du siĂšcle dernier et trĂšs progressivement, le paradigme du tout matĂ©riel visible ou pour le moins apparent, prend l’eau de toutes parts. On assiste en une inversion de paradigme qui ne s’appuie plus sur le Tout Ex-tĂ©rieur, pour baser ses prĂ©dicats, mais sur un pari impossible l’intĂ©rieur, qui donne sa forme Ă  l’extĂ©rieur et conduit par impulsion, Ă©vidences et synchronicitĂ©s la dĂ©marche de tout cherchant de LumiĂšre ou de Conscience. La science dite “immatĂ©rialiste” qui avait Ă©tĂ© rendue impossible dĂšs DESCARTES, donne enfin Ă  penser, par-delĂ  le seul champ du perçu et des causes Ă  effets immĂ©diats de la petite conscience soumise Ă  elle-seule. EugĂšne WIGNER, un Physicien hongrois, Prix Nobel de Physique en 1963 dĂ©clare l’étude du monde objectif nous mĂšne Ă  la conclusion scientifique que le contenu de la conscience est l’ultime rĂ©alitĂ© ». C’est une rĂ©volution en marche depuis les annĂ©es 1920. La Physique Quantique est un renversement total de l’ordre du monde, un changement absolu de paradigme qui s’annonce et se construit. La LumiĂšre ne se laisse percevoir que par cette Conscience qui naĂźt de l’intĂ©rieur. Nous sommes ici dans une approche qui n’est plus intellectuelle, rationnelle ou cartĂ©sienne. Les sens et l’observation ne sont plus fiables. Ils ne l’ont d’ailleurs jamais Ă©tĂ© et mieux, ils sont l’erreur du monde et la principale cause de l’illusion qui nous gouverne. La raison classique s’efface, oĂč la physique classique devient elle-mĂȘme impuissante Ă  expliquer les phĂ©nomĂšnes et la perception. La raison ne domine plus son sujet. Le sujet devient maĂźtre de lui-mĂȘme, il renaĂźt de ses cendres tel un PhƓnix. La grande Conscience en chacun, est un rĂ©alignement de notre propre CƓur sur l’Axe oubliĂ© du Monde. La science quantique, accompagne ce mouvement, car ce n’est pas la science quantique qui transcende ce monde matĂ©rialiste, mais de grands esprits intuitifs en ce siĂšcle qui partout et au mĂȘme moment res-sentent l’au-delĂ  de ce monde, par-delĂ  les structures du perçu, ce qui fonde l’existence. Par-delĂ  l’espace et le temps, la grande aventure humaine n’a jamais eu de cesse de res-sentir ce MystĂšre et de l’exprimer. Combien de dits initiĂ©s ont perçus avant nos Hommes de science, bardĂ©s de diplĂŽmes, le MystĂšre inexplicable et impossible de la Vie. Combien aussi ont fait l’erreur d’enfermer ces vĂ©ritĂ©s, Ă  nouveau, dans les formes vulgaires de la religion ou de la philosophie austĂšre, qui est une recristalisation mentale grossiĂšre de l’essence qu’ils avaient pourtant rĂ©ussi Ă  libĂ©rer. La Conscience est fonda-Mentale. Elle est de l’ordre de ce qui est inconnaissable mentalement, physiquement et donc sensitivement. Expliquer la conscience avec la raison revient toujours Ă  s’égarer, inĂ©vitablement. Erwin SCHRÖDINGER, prix Nobel de physique 1933 et dont le chat “improbable” est bien connu, Ă©crit ainsi la Conscience ne peut pas ĂȘtre dĂ©crite en termes physiques. Car la Conscience est absolument fondamentale. » La science quantique dĂ©montrera que le monde particulaire les corps dĂ©pendent totalement de l’observateur. Que ces corps n’existent pas en Soi, de façon objective ni indĂ©pendamment de nous, autrement que sous forme ondulatoire. De sorte que c’est bien le rapport entre la chose et l’observateur et la rencontre entre la Matrice et les ĂȘtres vivants douĂ©s de conscience que nous sommes, qui forment l’Univers, qui l’ordonnent. Max PLANCK, Physicien allemand Prix Nobel de Physique en 1918 Ă©crit Ayant consacrĂ© toute ma vie Ă  la science la plus rationnelle qui soit, l’étude de la matiĂšre, je peux vous dire au moins ceci Ă  la suite de mes recherches sur l’atome la matiĂšre comme telle n’existe qu’en vertu d’une force qui fait vibrer les particules et maintient ce minuscule systĂšme solaire de l’atome. » [
] Nous devons assumer derriĂšre cette force l’existence d’une conscience et d’un esprit intelligent. Cet esprit est la Matrice de toute MatiĂšre. » [
] Je considĂšre la matiĂšre comme dĂ©rivant de la conscience. Nous ne pouvons aller au-delĂ  de la conscience. Tout ce dont nous parlons, tout ce que nous voyons comme existant, suppose la conscience. » Se rendre libres de nos masques et de l’apparence qui s’érige en mensonges tolĂ©rĂ©s et confortables, est-ce plus facile Ă  dire, qu’à faire ? Y a-t-il un enseignement permettant de rendre Ă  la Conscience son vĂ©ritable champ nĂ©cessaire, ou bien ce champ n’est-il qu’un processus personnel et laborieux de maturation, qu’aucun autre que Soi ne peut dĂ©couvrir, malgrĂ© Soi et sans effort sur Soi ? Au bout du compte, sans doute avons-nous simplement dĂ©crit la Vie en cette tentative de dĂ©finition qui n’en est pas une. C’est la Vie elle-mĂȘme qui dĂ©finit et limite notre Conscience. Il ne dĂ©pend que de nous, de nous en libĂ©rer. Et d’ailleurs, la Vocation de toute Vie difficile est sans doute la renaissance qu’elle permet. La Vocation de tout mensonge, c’est la VĂ©ritĂ©, la Vocation des ombres, c’est la LumiĂšre. MALRAUX criait dans la condition humaine La vie ne vaut rien, mais rien ne vaut la vie. » En dĂ©finitive, les limites posĂ©es Ă  notre Être Infini permettent de comprendre la BeautĂ© de l’infini. Peut-ĂȘtre que l’illimitĂ© frustrĂ© donne Ă  apprĂ©cier le goĂ»t des petites choses et que de cette complexitĂ© renaĂźt la simplicitĂ©. En tout Ă©tat de causes, qu’importe ce qu’elles sont et ce qu’elles offrent ou reprennent, la mort s’apprivoise par la Vie qu’il ne faut ni salir ni mĂ©priser, faute de quoi, on meurt vraiment subitement ou Ă  petit feu 
 Rien ne nous embrase quand l’on s’éteint, car les grands feux rayonnent de l’intĂ©rieur, par les parois transparentes de nos cƓurs rendus limpides. JUNG Ă©crivait magnifiquement que Plus la raison critique prĂ©domine, plus la vie s’appauvrit ; mais plus nous sommes aptes Ă  rendre conscient ce qui est inconscient et ce qui est mythe, plus est grande la quantitĂ© de vie que nous intĂ©grons. La surestimation de la raison a ceci de commun avec un pouvoir d’État absolu sous sa domination, l’individu dĂ©pĂ©rit. » Car voilĂ  l’inconscience, l’absence de Vision, l’aveuglement le plus absolu qui nous terre Ă  jamais dans les geĂŽles de notre raison Ă©triquĂ©e. Niels BOHR, Physicien danois et Prix nobel 1922 de Physique dĂ©clare que Toutes les choses que nous appelons rĂ©elles sont faites de choses qui ne peuvent pas ĂȘtre considĂ©rĂ©es comme rĂ©elles. » En s’enfermant dans la perception d’une rĂ©alitĂ© mentale qui prend appui sur le faux plutĂŽt que sur l’authentique, on porte tous le Monde sur le dos et il est si lourd, qu’on est littĂ©ralement Ă©crasĂ©s par le poids insupportable de l’existence. On est responsables de la perception qu’on a du Monde, responsables de nos Ă©garements et de notre conscience qui ne dĂ©pend que de Soi et de notre capacitĂ© Ă  plonger au CƓur de Soi. Personne ne nous fait pourtant plus mal que nous-mĂȘmes. Personne n’a ce pouvoir. Tandis que nous le lui prĂȘtons par ignorance de nos propres forces et richesses, nous nous appauvrissons de joie et abondons de tristesses superflues, en nous Ă©tant abandonnĂ©s hors de soi et sĂ©parĂ©s des autres. Un jour on sent qu’il faut lĂącher et s’allĂ©ger Ne plus supporter le monde, mais le laisser nous transporter en confiance. Alors on est libres. Un jour, on n’est plus autre chose que CELA ! Conscience d’ĂȘtre UN et rassemblĂ©s. On ne voit bien qu’avec le cƓur. L’essentiel est invisible pour les yeux. » Il faut ĂȘtre un petit Prince pour bien sentir cela. La Conscience est un regard chargĂ© de l’Innocence Originelle et dĂ©chargĂ© de la culpabilitĂ© du Monde des Hommes. La Conscience est bien plus qu’une idĂ©e, un sentiment ou une simple Ă©motion. C’est un rapport entre l’UnitĂ© et Soi, un alignement Parfait entre deux Mondes qui n’en font en vĂ©ritĂ© qu’Un ! Et ceci ne s’explique pas, on doit le dĂ©couvrir en le vivant, en le ressentant, une re-naissance, non Ă  l’idĂ©e, mais Ă  la rĂ©alitĂ© sans mot et sans expĂ©rience de ce vide qui ne s’exprime dans aucun langage connu de la raison. Il faut n’ĂȘtre plus qu’un poĂšte, c’est-Ă -dire, n’ĂȘtre plus en premier et dernier recours, que le jeune enfant que nous avions abandonnĂ©s en chemin. Sans ces retrouvailles, la dualitĂ© demeure, l’Enfer perdure, la mort reste menaçante. Je crois que l’idĂ©e de vivre poĂ©tiquement est une idĂ©e capitale 
 la poĂ©sie ne doit pas seulement ĂȘtre une chose Ă©crite, lue, rĂ©citĂ©e, c’est une chose qui doit ĂȘtre vĂ©cue. » Par ces mots, Edgar MORIN ne dĂ©crit pas ici le poĂšte des vers d’une rĂ©alitĂ© austĂšre, mais celui qui va trouver l’inspiration en Conscience de ce monde alternatif et invisible qui ne se met qu’à la portĂ©e des gĂ©nies. VoilĂ  l’Art SacrĂ©, le Monde du PoĂšte, du fou qui rompt ses chaĂźnes Ă  la conquĂȘte de cette partie insoumise de lui-mĂȘme qui l’attend depuis toujours. L’art est la seule chose qui rĂ©siste Ă  la mort » nous dit encore MALRAUX. Il n’a pas raison il est insolemment dans le vrai ! La vĂ©ritĂ© lui a explosĂ© au CƓur et il tente de la transmettre Ă  ceux qui pourront la res-sentir ! Car l’Art est vain Ă  l’égard des insensibles. Il faut avoir eu mal pour avoir cette empathie Ă  l’égard de l’autre, pour le sortir de la condition humaine du dominant et du dominĂ© et jouir pleinement de l’ÉgalitĂ© entre les Hommes que la Conscience met laborieusement au jour. Libres dans la fragilitĂ©, puisque tout nous presse autour Ă  l’inconscience, paradigme des matĂ©rialistes et des pensĂ©es conformes. Notre sensibilitĂ© se heurte de plein fouet Ă  une sociĂ©tĂ© qui se moque de nos illuminations et nous pleurons souvent d’ĂȘtre seuls et incompris. Qu’importe pourtant, puisque tout est dĂ©jĂ  lĂ  ! Qu’importe, puisque nous sommes Conscients, en attendant les autres. Qu’importe, puisque nous rayonnons la nĂ©cessitĂ© qui fait foi. Qu’importe le cycle, puisque nous nous savons immortels et que le cycle lui-mĂȘme est le reflet sublime d’une rĂ©alitĂ© invisible. L’Enfer, c’est nous, le paradis aussi. Les plus belles fleurs sont toujours les plus fragiles, mais elles demeurent aussi les plus rayonnantes et tout rayon de VĂ©ritĂ© provient de l’infini et y retourne. On est immortel quand on est sensible et qu’on a su percevoir, sans bruit et sans faire valoir, la BeautĂ© du SacrĂ©. Les grands bonheurs sont discrets, et ils nous explosent le CƓur en irradiant notre corps de l’intĂ©rieur vers l’extĂ©rieur. Tout le contraire des plaisirs qu’on impose, qui nous conditionnent sous des masques trompeurs, en nous annexant du poison de leurs fausses saveurs. Le superficiel est surface changeante des choses. On ne s’étonne donc jamais de les perdre avec plus ou moins de mal. MalgrĂ© tout, il subsiste toujours en Soi un rapport subtil aux causes fondamentales de l’apparence qui ne peut disparaĂźtre. Le Monde subtil est un Rayonnement qui prend sens pour ceux qui ont un jour perçu un peu cette LumiĂšre. L’Essence est systĂ©matiquement rendue subtile et palpable, quand on siĂšge au CƓur du Monde, tout comme la substance au contraire s'objectivise par notre raison et nos perceptions mentales. Le Monde change selon notre point de vue, mais nous demeurons dans sa BeautĂ© depuis toujours, puisque le temps et l’espace sont une grande illusion, le dĂ©cor le plus mystĂ©rieux et le plus magique aussi de nos existences. Le CƓur est VĂ©ritĂ©. Soyons vrais. Pour ĂȘtre authentique, la seule mesure est la plĂ©nitude de Joie – qui prĂ©cĂšde l’action la bonne intention ou le dĂ©sir; – qui la nourrit l’agir juste ou la communion; – et qui la prolonge le plaisir du but atteint. “Bon CƓur ne saurait mentir”, nous dit l’adage. Écoutez
 On nous parle et on nous guide pourvu qu’on l’écoute, Ă  l’intĂ©rieur de nos murs trop Ă©pais. Pour bien l’entendre, il faut franchir la porte la plus basse, la plus ignorĂ©e et pourtant si intime et familiĂšre quand on l’entrebĂąille. Puis on rentre au centre de ce foyer oubliĂ©, prudemment, timidement, jusqu’à reconnaĂźtre le parfum oubliĂ© d’une enfance lointaine qui ressurgit et qui nous enthousiasme soudain et Ă  jamais. On ne va nulle part alors, on ne quitte pas le sol. On transcende la matiĂšre et le Mental. On est Soi, Ă  360 ° et davantage 
 par-delĂ  toutes les rĂ©fĂ©rences limitĂ©es de nos sens et de la raison sclĂ©rosante. On plonge dans la Vibration initiale, que les sens ne saisissent pas. Le CƓur Quantique offre l’UnitĂ©, ici et maintenant, la simplicitĂ© dans le complexe, le non-duel dans les alternatives. On peut encore se tromper et se mettre hors de Soi, mais on n’oublie plus l’Essentiel et le Parfum de la VĂ©ritĂ©. En alignant chacun, son propre CƓur sur celui de l’Univers, on ne fait plus qu’Un, comme aux premiers jours d’avant la grande sĂ©paration. Les choses et les faits s’estompent quand le CƓur s’éveille. Cela ne signifie pas que le monde n’existe pas, mais qu’il n’existe plus dans cette vision grossiĂšre ou profane qu’on lui prĂȘtait. RenaĂźtre Ă  la LumiĂšre du monde, c’est transcender le certain et plonger aux racines de tous les champs inexplorĂ©s du possible, ce qui fonde l’existence et ne la fige plus. Tout rĂ©veil, toute renaissance est graduelle et comme le rappelle JUNG les symboles soudain commencent Ă  nous parler. C’est alors que le Monde prend tout son sens. Ce n’est plus le sens de la direction entre deux points spatiaux, ce n’est plus le sens de la chair et du plaisir, c’est le sens Ă©largi d’une conscience totale, globale et libre. Un nouvel EON, sans doute, un nouvel Homme qui a fait mourir l’ancien trop enfermĂ© dans ses prisons. La somme de nos incarnations – qui sont nos Ă©troits rapports au monde et Ă  nos identifications conformistes et confortables et qui faussement nous entourent et nous contraignent, leur nombre faisant notre force – nous adapte toujours au meilleur de nous-mĂȘme et qu’importent nos Ă©checs, puisqu’ils nous permettent de reconnaĂźtre, malgrĂ© les difficultĂ©s du long parcours passĂ© et Ă  venir, les chemins qui nous conviennent. La vĂ©ritĂ©, c’est que nous n’avions jamais vieillis vraiment. Le guru indien Nisargadatta Maharaj, l’un des pĂšres de la doctrine de la non- dualitĂ© Advaita Vedānta, nous livre ces mots majestueux Ă  propos de la PrĂ©sence en Conscience. La prĂ©sence est absolue, la conscience personnelle est relative Ă  son contenu. Elle est toujours conscience de quelque chose. La conscience personnelle est partielle et changeante. La prĂ©sence est totale, immuable, calme et silencieuse. Et elle est la matrice commune de toute expĂ©rience. Ce que vous ĂȘtes, vous l’ĂȘtes dĂ©jĂ . En sachant ce que vous n’ĂȘtes pas vous vous en libĂ©rer et vous demeurez dans votre Ă©tat naturel. Cela se produit tout Ă  fait spontanĂ©ment et sans effort. » Prendre le recul suffisant sur la relativitĂ© de nos existences mortelles, est le propre de l’Homme SacrĂ©, cette part de Soi Ă©ternelle qu’aucune urgence ne vient plus presser, car mĂȘme la mort n’arrĂȘte plus le vrai mouvement Conscient et Perfectible de la Vie que notre Ăąme conduit et rĂ©vĂšle. Et rien ne vaut la Vie, mĂȘme Ă©phĂ©mĂšre et difficile, puisqu’elle est le mouvement de notre libertĂ© dans l’ÉternitĂ© calme et silencieuse de l’insondable et insensible MystĂšre. Notre PrĂ©sence consacre l’infini de notre essence joyeuse et restaure notre divinitĂ©, en Conscience. Revenir dans son CƓur, c’est recouvrer la PlĂ©nitude totale de l’insouciance Originelle qui rit et qui ne s’estompe plus puisqu’elle est la LumiĂšre qui prime toutes les ombres, fruits amers de nos absences momentanĂ©es. Il n’y a pas qu’un espoir, qui est souvent déçu, dans le CƓur qui espĂšre il y a une intuition continue de Soi, qui est la Conscience en Ă©veil, continue comme un temps qui ne passe plus, la bienveillante Ă©ternitĂ© qui n’est nulle part qu’en nous-mĂȘme et nul autre que Soi. EINSTEIN ne dira rien d’autre lorsqu’il Ă©crira Le mental intuitif est un don sacrĂ© et le mental rationnel est un serviteur fidĂšle. Nous avons créé une sociĂ©tĂ© qui honore le serviteur et a oubliĂ© le don. » Le Monde a besoin de plus d’intuitifs et de moins d’intellectuels. Le monde CartĂ©sien se meurt et c’est tant mieux. La raison sert trop souvent nos passions en les lĂ©gitimant. La raison, c’est l’inconscience de l’Homme sĂ©parĂ©, c’est ce qui lui reste quand il n’a plus de CƓur. Le CƓur n’est peut-ĂȘtre pas dĂ©raisonnable au sens oĂč vous l’entendez, mais il est libre et fou, sans les bornes de l’existence et ses lois Ă©triquĂ©s. Rien n’est compliquĂ©, tout est Ă  aimer. Follement. C’est tout ! C’est simple 
 comme un baiser, comme l’Amour qui contemple et rapproche un mĂȘme monde que l’orgueil complexe et dĂ©daigneux pourtant dĂ©truit et Ă©loigne. C’est honteusement simple la vie, honteusement simple qu’on la complique avec d’autant plus d’ardeur qu’on l’ignore et qu’on l’occulte derriĂšre les gravats de nos certitudes vaines et ignorantes. Science sans conscience n’est ruine de l’ñme. » Affirmait le sceptique Rabelais dans son Pantagruel. Et en effet, la Conscience est la seule action rĂ©flexive, s’il en est, de l’ñme. Toute pensĂ©e qui se proposerait un autre objet plonge inĂ©luctablement dans l’illusion. Ce pourquoi, la philosophie matĂ©rialiste cartĂ©sienne vouait Ă  l’échec toute tentative de libĂ©ration de l’esprit par l’esprit lui-mĂȘme, qui ne renaisse pas en Ăąme pour se sentir Soi-mĂȘme et plus, par le prisme d’une Matrice qui l’égare. La sagesse ne consiste plus en la direction de nos actes par l’extĂ©rieur en dominant nos passions par la force, enseignĂ©e ou imposĂ©e, crĂ©ant pas lĂ -mĂȘme un ordre factice qui ne s’aligne que trĂšs rarement sur le ressenti. La vĂ©ritable sagesse est de l’ordre du SacrĂ© intuitif et ressenti. L’Homme n’est plus objet de sa propre recherche, il ne s’agit plus d’expliquer ni de dissĂ©quer, moins encore de comprendre ou de convaincre, car comprendre c’est dominer ou ĂȘtre dominĂ©, il s’agit de rentrer au CƓur de la Conscience, au Centre de l’indĂ©finissable espĂ©rance, du Verbe insondable et inexprimable qui est l'In-pĂ©rience et plus l'Ex-pĂ©rience, c’est-Ă -dire la rencontre de ce MystĂšre qui ne repose plus sur un apport extĂ©rieur, une identification, ou une expĂ©rience particuliĂšre, mais qui les comprend toutes sans plus en retenir une seule pour certaine et objective. ExpĂ©rimenter, c’est Éprouver, connaĂźtre par expĂ©rience. VanitĂ© des vanitĂ©s ? Non, car la Conscience est le fruit de cette expĂ©rimentation qui a, pour ainsi dire et au sens Christique, Gnostique et Alchimique du Livre des Livres, sĂ©parĂ© le bon grain de l’ivraie », et contribuĂ© Ă  faire jaillir sa nĂ©cessitĂ© et la nature mĂȘme de ce qui devait rester de nous des Êtres sacrĂ©s en crĂ©ation et en devenir, dĂšs Ici et dĂšs maintenant, en PrĂ©sence et comme le dit si bien CAMUS, Surtout, pour ĂȘtre, ne pas chercher Ă  paraĂźtre. » On ne grandit pas Ă  dominer les autres, mais Ă  s'Ă©lever au dessus de soi-mĂȘme. Cette expĂ©rience du Soi par Soi, inclut les autres dans l’expĂ©rience du multiple, afin de ressentir cette communion totale, cette fraternitĂ© inaltĂ©rable qui unit ondulatoirement tout le vivant, en toute simplicitĂ©. Il n’y a plus de sĂ©paration quand le point de Conscience est atteint. L’Éveil, la LumiĂšre, l’Étoile, tout est lĂ  en un faisceau unique que plus rien ne sĂ©pare, sauf les tĂ©nĂšbres sans doute, mais qui ne nous saisissent plus. On a la conscience qu’on mĂ©rite en proportion de la place qu’on occupe dans son propre CƓur, au CƓur de l’Univers. Cette nĂ©cessitĂ© de la Conscience, et donc d’habiter dĂšs ici et maintenant ce monde en Pleine Conscience », c’est reconnaĂźtre que la vigilance doit rester de mise, Ă  chaque seconde, car les lois de ce monde matĂ©riel sont impermanentes et que notre Ăąme, par Nature Une et non duelle, est confrontĂ©e Ă  chaque seconde Ă  un monde multiple et duel. Il ne s’agit pas pour nous d’avancer au galop assis entre deux mondes, entre Ciel et Terre, mais de reconnaĂźtre l’UnitĂ© essentielle, la substance premiĂšre de cette perception, et notre rĂŽle dans ce monde. En acceptant l’accessoire, mais sans plus ĂȘtre attachĂ© Ă  lui comme l’Ego nous le commandait. MALRAUX Ă©crit L’essentiel est Ă  mes yeux ceci aimer un ĂȘtre n’est pas le tenir pour merveilleux, c’est le tenir pour nĂ©cessaire. » Il ne nous reste jamais assez de temps, en cette courte vie, pour offrir la LumiĂšre qu’on perçoit ; Ă  la condition d’ailleurs d’oser aller soi-mĂȘme Ă  sa rencontre et de ne pas la perdre de vue. VoilĂ  pourquoi je l’écris pour tracer son chemin, croiser l’immortalitĂ© dans les zones limitĂ©es de mon existence bornĂ©e. Il faut aller au-delĂ  des mots communs, des croyances convenues, et du conformisme de la pensĂ©e vulgaire, pour s’émerveiller. Il faut prendre le risque de se libĂ©rer de ces chaĂźnes qui nous entravent et nous cantonnent dans le champ restreint de l’absurde Et justement. Les mots ne nous appartiennent pas. Nous en passons la LumiĂšre, car le Beau ne se possĂšde pas, il se dĂ©livre, aux deux sens du terme. Je ne marche pas Ă  ta place. je t'encourage sur le chemin que tu dĂ©couvres et traces as rendez-vous, avec mon sourire ou ma crainte, sans chaĂźne ni bĂąton. Un homme peut bien en devancer un autre, mais pas le dominer de sa vĂ©ritĂ© ou de son illusion. Oui, la Conscience est magique, elle est merveilleuse. Mais attention Ă  ne pas se laisser berner Ă  nouveau par les choses qui brillent trop dont l’apparence Royale n’est qu’accessoire et trompeuse. Il ne faut pas que ce ressenti soit juste merveilleux ou porte sur un objet juste magnifique, il faut surtout que cette grandeur, ce sentiment d’infinitude s’impose nĂ©cessairement, comme l’Amour qui n’est pas seulement beau, mais qui est l’évidence d’un CƓur libre, juste et parfait qui s’offre sans condition et sans plus aucune limite. J'aime les Ăąmes qui se rejoignent, car ce mouvement les recompose, vers elles-mĂȘmes et vers les autres. Des hommes n'ont visiblement rien en commun et pourtant, tout les rĂ©unit. VoilĂ  le MystĂšre qui ne se rĂ©sout que lorsqu'on a senti, l'insondable et inexplicable murmure de la LumiĂšre. Sentir, c'est comprendre avec le CƓur. La tĂȘte n'a jamais Ă©tĂ© une boussole sĂ»re. Chris le Gardien, dĂ©cembre 2019. Ellen’impose aucune limite Ă  le recherche de la VĂ©ritĂ© et c’est pour garantir Ă  tous cette libertĂ© qu’elle exige de tous la tolĂ©rance ». Tout au long des rituels des trois premiers degrĂ©, ainsi, bien Ă©videmment qu’au sein du rituel de MaĂźtre Secret les Ă©lĂ©ments rituelliques, qu’ils soient symboles, lĂ©gendes ou maximes Ă©voquant cette libertĂ© de conscience inhĂ©rente
Freud, de la conscience Ă  l'inconscient Le titre de cet article est trompeur car Freud ne parle justement plus de conscience, au sens oĂč Descartes ou Kant l'avait dĂ©finie, mais de psychisme. Chez Freud, la conscience n'est que la surface d'un iceberg entiĂšrement immergĂ© et constituĂ© par le pouvoir de l'inconscient. La conscience n'est que “ce qui est connu de soi-mĂȘme” “il se passe dans le psychisme bien plus de choses qu'il ne peut s'en rĂ©vĂ©ler Ă  la conscience” citation de Freud issue de Essai de Psychanalyse. Nous avons dĂ©jĂ  consacrĂ© un article aux 2 topiques crĂ©es par Freud la premiĂšre prĂ©conscient/conscient/subconscient; et la seconde ça/moi/surmoi, mais les deux ont en commun la dĂ©structuration du sujet classique le psychisme est n'est plus comme chez Descartes un livre dans lequel on se plonge, mais un jeu de forces opposĂ©es, un voile qui se dĂ©voile tout en se voilant, il est donc de nature conflictuelle. En sus de l'opacitĂ© du sujet, la conscience chez Freud est dominĂ©e par des forces pulsionnelles, faisant de l'ontologie de Freud une ontologie dĂ©terministe oĂč l'homme se trouve aux prises avec une force qui le transcende. Les pulsions rendent l'homme passif, alors que Descartes et les philosophes classiques faisait de la conscience un pouvoir actif. En affirmant que les pulsions sont “la cause de toute activitĂ©â€ AbrĂ©gĂ© de Psychanalyse, Freud rĂ©cuse l'ensemble de la philosophie du sujet. Kant, par exemple, admettait l'existence des passions mais selon lui la morale et la dignitĂ© du sujet devaient l'arracher Ă  succomber Ă  ses passions. Chez Freud, l'homme est tout entier passion, pulsion de vie, ce qui revient chez les classiques Ă  cesser d'ĂȘtre homme, au sens plein du terme. Freud n'est certes pas philosophe, il ne prĂ©conise rien, il constate que la sublimation est par exemple le seul moyen d'objectiver ses pulsions. En rĂ©sumĂ©, le sujet freudien est un sujet aliĂ©nĂ©. On peut se demander en quoi la thĂ©rapeutique de la psychanalyse peut l'aider Ă  se rĂ©approprier. Extrait des Essais de psychanalyse Pour Ă©clairer notre analyse, voici un extrait des Essais de psychanalyse de Freud “La division du psychique en une psychique conscient et un psychisme inconscient constitue la prĂ©misse fondamentale de la psychanalyse, sans laquelle elle serait incapable de comprendre les processus pathologiques, aussi frĂ©quents que graves, de la vie psychique et de les faire entrer dans le cadre de la science. [
] Si je pouvais avoir l'illusion que tous ceux qui s'intĂ©ressent Ă  la psychologie lisent cet essai, je m'attendrais certainement Ă  ce que plus d'un lecteur, choquĂ© par la place modeste que j'accorde Ă  la conscience, me faussĂąt compagnie dĂšs cette premiĂšre page et se refusĂąt Ă  poursuivre la lecture. [
] Etre conscient est avant tout une expression purement descriptive et se rapporte Ă  la perception la plus immĂ©diate et la plus certaine. Mais l'expĂ©rience nous montre qu'un Ă©lĂ©ment psychique, une reprĂ©sentation par exemple, n'est jamais conscient d'une façon permanente. Ce qui caractĂ©rise plutĂŽt les Ă©lĂ©ments psychiques, c'est la disparition rapide de leur Ă©tat conscient.”
CulpabilitĂ© honte, embarras. La culpabilitĂ© rĂ©sulte de la transgression, rĂ©elle ou imaginaire, d’une rĂšgle morale (faire souffrir, mentir, tromper, voler, tuer). Elle concerne notre rapport Ă  la loi. Lorsque nous nous sentons coupables, nous essayons de rĂ©parer. La honte est liĂ©e Ă  la peur du rejet social, de l’exclusion.

La conscience de ce que nous sommes peut-elle faire obstacle Ă  notre bonheur? 1. la conscience immĂ©diate d’ĂȘtre au monde et d’ĂȘtre prĂ©sent Ă  soi ce qui permet de sentir plaisir et dĂ©plaisir, d’avoir des valeurs sensibles2. conscience rĂ©flĂ©chie se savoir ĂȘtre lĂ ; prendre une distance vis-Ă -vis de ses Ă©tats de conscience et sur le monde un Ă©cart permettant le jugement et prise de conscience de soi comme ĂȘtre fini, dans le temps, ayant des devoirs et des exigences en tant qu’individu et qu’homme= conscience morale 3. connaissance de soi ? ignorance, illusion sur soi Est obstacle au bonheur ce qui crĂ©e du dĂ©plaisir donc de la souffrance ce qui empĂȘche de s’abandonner au plaisir sans retenue; ce qui gĂąche le plaisir ce qui oppose au plaisir d’autres valeurs Bien, morale 1. Ă©tat de bien-ĂȘtre associĂ© au plaisir2. Ă©tat de pleine, durable et entiĂšre satisfaction 3. ataraxie Ă©tat de non souffrance paix de l’ñme, sĂ©rĂ©nitĂ© On peut penser que ceux qui sont dĂ©pourvus de conscience rĂ©flĂ©chie et de soi, sont heureux animal attachĂ© au piquet de l’instant » mais L’homme demanda un jour Ă  l’animal pourquoi ne me parles-tu pas de ton bonheur, pourquoi restes-tu lĂ  Ă  me regarder ? ». L’animal voulut rĂ©ponde et lui dire cela vient de ce que j’oublie ce que je voulais dire », mais il oublia cette rĂ©ponse et resta muet » Nietzsche, dans ConsidĂ©rations inactuelles 1876. Obstacle ? organe condition Si pas obstacle, alors organe! Ou alors ni l’un ou l’autre, si le bonheur est inconditionnel ou impossible. Le sujet prĂ©suppose que le bonheur est possible sans quoi il n’y aurait pas d’obstacle et qu’en levant l’éventuel obstacle de la conscience, tout obstacle est conscience de ce que nous sommes, c’est prendre conscience que nous ne sommes pas faits pour ĂȘtre heureux Freud, qu’il y a un part de chance dans le bonheur , que nous devons dĂšs lors poursuivre d’autres buts qui Ă  dĂ©faut de nous rendre heureux nous rendrons plus satisfaits ou moins souffrants ataraxie Un bonheur sans illusion est-il possible? – Ă©tat de totale satisfaction de nos dĂ©sirs = idĂ©al de l’imagination » = illusion car l’imagination maĂźtresse d’erreur et de faussetĂ© », puissance trompeuse selon Pascal = se moque de la rĂ©alitĂ© et de ses lois; dĂ©sir = cristallisation = illusion; on prend ses dĂ©sirs pour la rĂ©alitĂ© NON – Ă©tat de non-souffrance ataraxie la connaissance de soi et de la nature permet de dĂ©sirer en accord avec nous et la nature Ă©picurien; celui qui accepte l’ordre des choses. La connaissance, la conscience aprĂšs la dĂ©sillusion et ses douleurs peuvent ĂȘtre des Ă©lĂ©ments favorisants le bonheur OUI II ou III Illusion fausse croyance, tromperie, leurre Illusion = erreur , cause ignorance, inconscience Illusion ? erreur , cause la structure de nos sens illusion perceptive ou imagination et dĂ©sir illusion religieuse Si une erreur est Ă©liminĂ©e par la connaissance, une illusion n’est pas dissipĂ©e par celle-ci, car sa force est celle de nos dĂ©sirs. Ce qui n’est pas mais pourrait ĂȘtre car sans contradiction interne intelligible, logique, envisageable OU sans contradiction avec les lois de la nature , la rĂ©alitĂ© de fait rĂ©alisable On prĂ©suppose qu’on peut se passer d’illusion pour vivre, que l’illusion ne peut que dĂ©tourner de la rĂ©alitĂ© analyse marxiste qui combat la religion pour changer le monde ici-bas, que l’imagination est nĂ©gative OR l’imagination peut-ĂȘtre vue comme la reine de facultĂ©s », celle qui donne une raison de vivre OR une illusion peut aussi ĂȘtre Ă  un guide , un idĂ©al consolateur, porteur ou moteur dont on peut, Ă  dĂ©faut de le toucher, s’approcher rĂŽle positif de utopie c’est ce qui fait qu’on ne se contente pas de ce qui est d’oĂč projection projets III La conscience et la connaissance ne sont que des obstacles au bonheur conscience malheureuse, confrontation Ă  l’ordre du monde OR elles ont aprĂšs un choc dĂ©plaisant II des vertus positives!! III

\n\n\n\n \n la conscience de soi est elle trompeuse
II La conscience de soi. 1. La conscience comme intĂ©rioritĂ©. - Le moi est-il ce qui se cache ou ce qui se manifeste ? - Comment comprendre la notion de vie intĂ©rieure ? - Suis-je dans La perception est-elle trompeuse ? Le soleil se couche », la terre est immobile », une Ă©toile est minuscule » ce type de jugement correspond, croyons-nous, Ă  la maniĂšre dont nous percevons les phĂ©nomĂšnes ou le monde extĂ©rieur. MĂȘme si la science a pu dĂ©mentir ces affirmations, si nous nous fions Ă  nos sens, nous pouvons continuer de dire que "cette Ă©toile est minuscule" - dans la mesure oĂč nous la percevons comme alors considĂ©rer comme fondamentalement trompeuse la perception et construire la connaissance en rupture par rapport Ă  celle-ci ? Ou bien doit-on lui attribuer un autre rĂŽle, permettant de l’inclure dans le domaine de la connaissance ? Ne tĂ©moigne-t-elle pas en effet de notre prĂ©sence dans le monde, et de notre maniĂšre de l'habiter ?1. Perception et Ă©vidence sensibleSi je vois par exemple un autobus s’arrĂȘter au feu rouge, je peux difficilement douter de la rĂ©alitĂ© de ma perception. Ce n’est pas un rĂȘve, ni une simple impression subjective et d’ailleurs, si une personne m’accompagne dans la rue Ă  ce moment-lĂ , elle constatera Ă©galement le mĂȘme fait. Autrement dit la perception qui se rapporte dans cet exemple Ă  la vision, me donne accĂšs Ă  la rĂ©alitĂ© sensible extĂ©rieure, c’est-Ă -dire au monde. En ce sens, elle est primordiale et source de vĂ©ritĂ©. Quand quelqu’un dit ça saute aux yeux ! » ou encore qu’ il faut le voir pour y croire ! », il atteste d’ailleurs que la perception est gage de vĂ©ritĂ©. Dans le dialogue intitulĂ© ThéétĂšte, Platon envisage la perception en fonction de sa "valeur de vĂ©ritĂ©" et se demande si, aux objets que nous percevons, peut correspondre une connaissance "Nous ne concĂ©dons pas que l'homme soit la mesure de toutes choses, Ă  moins qu'il ne soit intelligent. Nous ne lui concĂ©dons pas non plus que la sensation soit la science 183 c. Car ce n'est pas, dans les impressions que rĂ©side la science, mais dans le raisonnement sur les impressions ; car c'est par cette voie que l'on peut atteindre l'essence et la vĂ©ritĂ©, tandis qu'on ne le peut pas par l'autre voie 186 d." Pourtant chacun de nous a dĂ©jĂ  fait l’expĂ©rience de se tromper, par exemple en jugeant qu'un bĂąton plongĂ© dans l'eau semble brisĂ©, donc en se basant uniquement sur la perception qu'il a du phĂ©nomĂšne. Le tĂ©moignage de nos sens peut donc ĂȘtre trompeur. 2. Perception et illusionSi l’on se fie Ă  nos sens, une mĂȘme chose dans la rĂ©alitĂ© apparaĂźt changeante et multiple, Ă  moins de considĂ©rer que la vĂ©ritĂ© sur un mĂȘme objet peut changer d’un instant Ă  l’autre, il est nĂ©cessaire de se mĂ©fier de la perception , dans la mesure oĂč elle peut nous induire en erreur. La perception est, d’une part, subjective on perçoit nĂ©cessairement Ă  partir d’un point de vue - mais ce point de vue ne peut rendre compte de la totalitĂ© d’un phĂ©nomĂšne. D’autre part, elle ne nous donne accĂšs qu’à ce qui apparaĂźt de la chose et non Ă  ce que cette chose est du point de vue de sa totalitĂ©. C’est parce que la perception est en rapport avec les apparences changeantes et multiples et non avec la vĂ©ritĂ© une et immuable qu’elle doit ĂȘtre dĂ©passĂ©e. Gaston Bachelard 1884-1962 montre que l’esprit scientifique doit progresser Ă  partir d’une rupture Ă©pistĂ©mologique avec la perception et l’expĂ©rience ordinaire. La perception devient un obstacle Ă  la dĂ©marche rationnelle 
 une marche vers l’objet n’est pas initialement objective. Il faut donc accepter une vĂ©ritable rupture entre la connaissance sensible et la connaissance scientifique. 
 En particulier, l’adhĂ©sion immĂ©diate Ă  un objet concret, saisi comme un bien, utilisĂ© comme une valeur, engage trop fortement l’ĂȘtre sensible ; c’est la satisfaction intime. Ce n’est pas l’évidence rationnelle. » La formation de l’esprit scientifique, 1938. Il est donc nĂ©cessaire, pour parvenir Ă  se dĂ©faire de ce que la perception a de trompeur, d’opĂ©rer un revirement » pour employer l’expression de Platon - revirement qui consiste Ă  ne plus regarder avec les yeux du corps » mais avec les yeux de l’esprit », autrement dit avec la raison La RĂ©publique, Livre VI. Platon a recours Ă  une analogie pour montrer que les choses sensibles sont perçues avec les yeux du corps ainsi en est-il de la lumiĂšre que diffuse le soleil, tandis que les choses intelligibles les IdĂ©es » sont perçues avec les yeux de l’intelligence Ce qu’est le Bien dans le lieu intelligible par rapport Ă  l’intellect et aux intelligibles, le soleil l’est dans le lieu visible par rapport Ă  la vue et aux choses visibles ». 508 b-c La raison est seule capable de parvenir Ă  restituer Ă  la rĂ©alitĂ© sa cohĂ©rence et son unitĂ© en envisageant cette rĂ©alitĂ© non plus dans sa particularitĂ© comme c’est le cas avec la perception mais dans son universalitĂ©. 3. Innocence de la perceptionDescartes 1596-1650, Ă  partir de l’exemple du morceau de cire, Seconde mĂ©ditation, MĂ©ditations mĂ©taphysiques, montre que n’appartient pas vĂ©ritablement Ă  l’objet tout ce qui, en lui, est soumis Ă  une infinitĂ© de changements ». Un morceau de cire, tout fraĂźchement tirĂ© de la ruche », prĂ©sente certaines qualitĂ©s. Mais si on l’approche du feu, sa couleur se change, sa figure se perd, sa grandeur augmente, il devient liquide, il s’échauffe, Ă  peine peut-on le manier, et quoique l’on frappe dessus il ne rendra plus aucun son. Il serait toutefois hĂątif de penser que Descartesbannit la perception du registre de la connaissance il y aurait, aprĂšs tout, deux maniĂšres de savoir ce qu’est, en lui-mĂȘme, le morceau de cire. Bien sĂ»r, lorsque nous contemplons, d’une fenĂȘtre, le spectacle de la rue, nous savons bien que les manteaux et les chapeaux » auxquels se rĂ©sume notre perception ne sont pas des spectres ou des hommes feints ». Nous jugeons que ce sont de vrais hommes. Par cet autre exemple de la Seconde mĂ©ditation, Descartes montre que la perception a besoin du jugement. NĂ©anmoins, le jugement ne peut se passer complĂštement de la perception ; celle-ci ne se rĂ©duit pas Ă  une illusion. Nous pouvons en effet imaginer » qu’il y a deux morceaux de cire diffĂ©rents - mĂȘme si Ă©videmment il ne s’agit de la mĂȘme cire, qui a changĂ© d’ Leibniz et les petites perceptions »La lecture dualiste » de la perception Platon, Descartes, lecture selon laquelle s’opposent les sensations et les perceptions, d’une part, et la raison et l’entendement, d’autre part, est remise en cause par Leibniz 1646-1716. Dans l’un de ses textes les plus cĂ©lĂšbres, qu’on a pris l’habitude d’intituler Les petites perceptions », Nouveaux essais sur l’entendement humain, 1765, il explique que nous ne percevons pas tout ce que nous croyons percevoir. Ainsi, lorsque nous percevons le bruit de la mer, ce n’est pas le bruit de la mer que nous percevons rĂ©ellement, mais beaucoup de petits bruits ensemble que nous prenons pour un seul bruit Pour entendre le bruit de la mer, il faut bien qu’on entende le bruit qui compose ce tout, c’est-Ă -dire le bruit de chaque vague, quoique chacun de ces petits bruits ne se fasse connaĂźtre que dans l’assemblage confus de tous les autres ensemble, et qu’il ne se remarquerait pas si cette vague qui le fait Ă©tait seule. Si nous ne sommes pas conscients de tout ce que nous percevons par l’intermĂ©diaire des sens, nous ne sommes donc pas conscients de tout, de la mĂȘme maniĂšre, du point de vue de la pensĂ©e. Pour Leibniz, avant d’ĂȘtre une maniĂšre de connaĂźtre les choses, la perception est une activitĂ© vitale ; elle est une modalitĂ© d’ĂȘtre du corps. L’ñme, elle, ne perçoit » pas ; elle permet de porter des jugements, ou de raisonner sur ce que notre corps perçoit ; sans les perceptions du corps, l’esprit ne pourrait pas penser ». L’ñme et le corps doivent donc ĂȘtre compris sous l’angle d’une complĂ©mentaritĂ©, et non sous celui d’un dualisme ou d’une opposition En un mot, c'est une grande source d'erreurs de croire qu'il n'y a aucune perception dans l'Ăąme que celles dont on s'aperçoit. 5. Le corps est au centre de la perception Merleau-PontyPercevoir, comme l’avait pressenti Leibniz, c’est en quelque sorte penser avec le corps ; la perception s’apparente, selon l’expression de Merleau Ponty1908-1961, Ă  un accouplement de notre corps avec les choses ». Le corps est ainsi le mĂ©diateur entre un sujet qui perçoit et un objet le monde perçu par ce sujet. Il n’existe donc pas d’un cĂŽtĂ© le sujet, et de l’autre l’objet, mais principalement une interaction entre les deux. C’est ce que signifie le concept d’intentionnalitĂ©, terme initialement utilisĂ© par Husserl1859-1938 pour dĂ©signer le mouvement, ou l’action, par lequel la conscience d’un sujet se rapporte Ă  l’objet qu’elle perçoit. La conscience, dit Husserl, est toujours conscience de quelque chose. Comme le prĂ©cise encore Merleau-Ponty dans L’Ɠil et l’esprit 1961, persiste l’indivision du sentant et du senti ». La notion de perception » se trouve donc au centre de la rĂ©flexion de Merleau-Ponty PhĂ©nomĂ©nologie de la perception, 1945.Si l’évidence sensible, qui nous semble Ă  premiĂšre vue procĂ©der de la perception, ne peut correspondre Ă  une source indubitable de connaissance, elle demeure, en tant que rapport originaire au monde, ce qui nous permet de prendre connaissance de l’existence de la rĂ©alitĂ© extĂ©rieure. Le fait que l’esprit ne puisse prendre pour vraies les perceptions sans discernement ne signifie pas qu’elles soient Ă  exclure du processus de connaissance. Au contraire, les sensations doivent ĂȘtre utilisĂ©es et rĂ©flĂ©chies par la raison. En rĂ©sumĂ©, la perception est une source de connaissance Ă  la condition que la raison explique ce que les sensations ont d’intelligible.
Maisil ne peut rien contre l’évidence de la libertĂ© 1.Fuir sa libertĂ© et l’angoisse, c’est ĂȘtre de mauvaise foi. Qu’est-ce que la mauvaise foi ? L’homme peut prendre des attitudes nĂ©gatives vis-Ă -vis du monde et de soi : l’ironie, le ressentiment, etc. Dans la mauvaise foi, la conscience, au lieu de diriger sa nĂ©gation vers le dehors, la tourne vers elle-mĂȘme 2.
Épreuve tant redoutĂ©e, qui lance les Ă©preuves du Bac. Voici les corrigĂ©s de philosophie, premiĂšre Ă©preuve passĂ©e ce lundi par les candidats des sĂ©ries gĂ©nĂ©rales et technologiques au Bac 2018.=> Consultez ici les sujets du Bac Philo 2018=> Retrouvez aussi notre Facebook Live spĂ©cial corrigĂ© "Bac Philo 2018"Examen du lundi 18 juin 2018 de 8h Ă  12hDurĂ©e de l'Ă©preuve de philosophie 4hCorrigĂ©s SĂ©ries L - CorrigĂ© des SĂ©ries ES - CorrigĂ© des SĂ©ries S - CorrigĂ© des SĂ©ries TechnoLes propositions qui suivent ne constituent pas une correction dĂ©finitive mais des Ă©lĂ©ments de rĂ©flexion. Il est important que les candidats se rappellent que les attentes, en ce qui concerne l'Ă©preuve de philosophie, sont avant tout l'exercice rĂ©flĂ©chi du jugement et le tĂ©moignage d'une culture philosophique du Bac Philo SĂ©rie L LittĂ©raire Coef. 7CorrigĂ© Sujet 1 La culture nous rend-elle plus humain ?Le sujet est assez classique dans sa premiĂšre chose Ă  faire ici est de se demander, de façon un peu innocente pourquoi, alors que la culture est par essence humaine, elle ne nous rendrait pas humain et mĂȘme plus humain ? Le rĂŽle de la culture n’est-il pas de nous dĂ©tacher de l’animalitĂ©, par exemple ?Le sujet sous-entend deux Ă©lĂ©ments 1 la distinction nature/culture si la culture nous rend plus humain, nous sort-elle alors de plus en plus de la nature ?,2 la notion de progrĂšs qu’implique le plus » plus humain que quoi ? Cependant, ce plus » sous-entend que nous sommes dĂ©jĂ  quelque peu humains avant l’apparition de la culture, ou mĂȘme sans reformulĂ©e, la question peut donner Le passage de la nature Ă  la culture nous amĂ©liore-t-il dans notre humanitĂ© ?La difficultĂ© du sujet rĂ©side notamment dans les dĂ©finitions ainsi que l’analyse des concepts de culture », d’ humain », sans nĂ©gliger le verbe rendre ».Le mot culture » est prioritairement Ă  prendre au sens de civilisation », sociĂ©tĂ© », tel qu’il a dĂ» ĂȘtre dĂ©fini en tant que tĂȘte de chapitre du programme La culture ». TrĂšs secondairement, on pouvait, Ă  un moment donnĂ©, parler de culture au sens du savoir, au mĂȘme titre que les notions du programme qui composent l’analyse de la notion de culture l’histoire, le langage, l’art, etc..Question fondamentale Ă  se poser qu’est-ce qu’ĂȘtre humain ? Mot dĂ©finissable par distinction culture/nature mais aussi en soi la culture comme ensemble d’activitĂ©s que l’ĂȘtre humain convenait aussi de s’interroger sur le verbe nous rend-elle » qui suppose une progression du l’humanitĂ© de l’ĂȘtre humain, en quelque sorte, un mouvement, une notions du programme en jeu dans le sujet sont la culture » et possiblement les notions qui composent cette tĂȘte de chapitre, autrui », mais aussi ce qui peut tantĂŽt ĂȘtre questionnĂ© comme Ă©tant le propre de l’homme la raison », la conscience » ou encore des interrogations proprement humaines sur la libertĂ© » la culture nous rend-elle plus humain en nous rendant plus libres ? ; des notions du programme pouvaient aussi ĂȘtre vues comme moyens ou conditions de notre humanitĂ© ou au contraire de notre inhumanitĂ© par exemple la technique ».Quelques auteurs possibles Descartes, TraitĂ© de l’ Discours sur l’origine est les fondements de l’inĂ©galitĂ© parmi les hommes et Contrat social, livre 1Nietzsche, Humain trop La question de la Ă©tait possible de raisonner selon le plan suivant I - La culture nous rend, par dĂ©finition, plus humains Ă  l’égard de nous-mĂȘmes par elle nous nous dĂ©tachons de plus en plus la nature et de l’ - La culture nous rend plus humain sans pour autant nous dĂ©tacher de la nature et de l’animalitĂ©, Ă  l’égard desquelles nous conservons un intĂ©rĂȘt - La culture est au contraire ce qui produit les moyens d’une inhumanitĂ© Ă  l’égard de nous-mĂȘme comme Ă  l’égard des autres on pouvait terminer par un problĂšme actuel, par exemple, le transhumanisme, en se demandant si ce progrĂšs de la culture ne nous transformerait pas en Sujet 2 Peut-on renoncer Ă  la vĂ©ritĂ© ?Le sujet est assez classique dans sa il faut s’étonner d’une telle question pourquoi, alors que nous tenons tant, en rĂšgle gĂ©nĂ©rale, Ă  la vĂ©ritĂ©, pourrions-nous y renoncer ?La question Peut-on renoncer Ă  la vĂ©ritĂ© ? » implique qu’il y aurait quelque chose, finalement, de nĂ©gatif dans la vĂ©ritĂ©, de trois points de vue. D’abord du point de vue de la connaissance bien qu’attachĂ© Ă  la vĂ©ritĂ©, on envisage ici la possibilitĂ© de renoncer Ă  la connaissance vraie alors pourquoi ?. Ensuite d’un point de vue moral possĂ©dant une vĂ©ritĂ©, ai-je le droit d’y renoncer ? Enfin, d’un point de vue psychologique puis-je renoncer Ă  une vĂ©ritĂ© douloureuse ?Une difficultĂ© un piĂšge » se trouve dans l’énoncĂ© il s’agit de renoncer Ă  la vĂ©ritĂ© » et non Ă  la recherche de la vĂ©ritĂ©. Ce qui veut dire j’ai une vĂ©ritĂ© et j’y renonce et non je cherche la vĂ©ritĂ©, je ne la trouve pas, et je renonce Ă  cette recherche.La mot vĂ©ritĂ© » a Ă  ĂȘtre pris dans diffĂ©rents sens, afin d’ouvrir la question et les possibilitĂ©s de plan. Par exemple, la vĂ©ritĂ© comme adĂ©quation entre la pensĂ©e ou la parole d’une part, et le rĂ©el d’autre part. Dans ce cas, pouvoir renoncer Ă  la vĂ©ritĂ©, c’est pouvoir renoncer Ă  dire ce qui s’est passĂ©, ou Ă  y penser Ă©videmment, en prĂ©cisant pourquoi nous serions amenĂ©s Ă  un tel renoncement, et si, moralement, nous le pouvons.Le verbe peut-on » se questionne donc d’un point de vue moral avons-nous le droit ? mais aussi d’un point de vue psychologique est-il possible de se dĂ©tacher d’une vĂ©ritĂ© dont nous aurions au fond besoin ? Sans oublier le point de vue de la connaissance elle-mĂȘme si un savoir est vrai, ne s’impose-t-il pas Ă  nous ?Il faut aussi considĂ©rer le la » de la vĂ©ritĂ© » la question n’est pas Peut-on renoncer Ă  une vĂ©ritĂ© ? », en particulier, mais Ă  la vĂ©ritĂ© en gĂ©nĂ©ral. Il faut se demander s’il existe une vĂ©ritĂ© gĂ©nĂ©rale, voire faut ĂȘtre concret et analyser les consĂ©quences possibles de ce renoncement le mensonge, l’oubli, par notions du programme en jeu dans le sujet sont la vĂ©ritĂ©, la raison et le rĂ©el, la conscience, la libertĂ© suis-je libre de renoncer Ă  la vĂ©ritĂ© ? Ă©tait possible de raisonner selon le plan suivant I - On ne peut renoncer Ă  la vĂ©ritĂ© car cette derniĂšre s’impose Ă  nous, par exemple - On ne peut moralement renoncer Ă  la vĂ©ritĂ© car cette derniĂšre relĂšve du devoir de vĂ©ritĂ©, de mĂ©moire.III - On peut renoncer Ă  la vĂ©ritĂ© quand celle-ci s’avĂšre possibles Sextus Empiricus, Hypotyposes MĂ©ditation mĂ©taphysique, Le gai mettre en lien avec la notion de bonheur par exemple renoncer Ă  la vĂ©ritĂ© rend-il heureux ?CorrigĂ© Sujet 3 explication de texte Texte de SchopenhauerLe sujet 3 est difficile dans son approche et son traitement car son concept central n’est pas contenu directement dans le programme des notions ce qui est tout Ă  fait possible et prĂ©vu puisque les sujets de philosophie ne sont pas des questions de cours, mais de vĂ©ritables sujets de rĂ©flexion sur un problĂšme qu’une interrogation ou qu’un texte soulĂšveIl ne fallait donc pas chercher Ă  plaquer mĂ©caniquement sur le texte de Schopenhauer des connaissances apprises par notion centrale du texte est la peur. Il faut avoir fait plusieurs lectures attentives du texte, jusqu’au bout, pour voir ce concept. Ce dernier est prĂ©sentĂ© en fin de texte comme la rĂ©capitulation d’une dit Schopenhauer sur la peur la thĂšse du texte ? la peur qui peut nous retenir d’agir est plus ou moins consciente car nous cachons ce sentiment un peu honteux par une cause plus noble », des raisons purement morales ».Cette notion de peur est analysĂ©e dans le 2nd paragraphe. Le rĂŽle du 1e paragraphe est d’amener et de faire comprendre a contrario la peur, par son contraire donc, Ă  savoir le dĂ©sir encore et toujours de façon plus ou moins consciente de voir quelque chose arriver, mais qu’on peut se cacher Ă  argumentation est assez concrĂšte comment, en nous, la peur se forme-t-elle ? Il ne s’agit pas de la peur brutale qui nous saisit face Ă  un monstre par exemple, mais du sentiment diffus, plus ou moins conscient, qui s’installe en nous dĂšs que nos avons une dĂ©cision importante Ă  prendre ou une action cruciale Ă  peur peut ĂȘtre ici comprise comme la peur de perdre, la peur d’affronter des situations incertaines ou de devoir prendre des au fond un texte Ă  dimension morale philosophie de l’action et psychologique philosophie des sentiments sur les motifs » encore une fois, plus ou moins conscients qui nous retiennent ou nous poussent.Notions du programme en jeu la vĂ©ritĂ©, la conscience et l’inconscient, la morale, le dĂ©sir, le du Bac Philo SĂ©rie ES Economique et sociale Coef. 4CorrigĂ© Sujet 1 Toute vĂ©ritĂ© est-elle dĂ©finitive ?Le premier sujet de la sĂ©rie ES est assez classique puisqu'il confronte la notion de vĂ©ritĂ© avec son caractĂšre temporel et relatif. Le sujet est trĂšs large et n'a donc pas de plan type. Il faut d'abord que le candidat se consacre Ă  une dĂ©finition des notions. La vĂ©ritĂ© se dĂ©finit traditionnellement comme l'adĂ©quation entre nos pensĂ©es et le rĂ©el. Le rĂ©el existe, il est prĂ©sent mais pouvons-nous le connaĂźtre dĂ©finitivement pour autant ? C'est lĂ  l'enjeu de la question. Les candidats doivent s'attarder sur la notion "dĂ©finitive". Ce qui est dĂ©finitif est considĂ©rĂ© comme achevĂ©, certain, irrĂ©vocable. Enfin il fallait noter que le sujet demande si "toute" vĂ©ritĂ© est dĂ©finitive, ce qui sous-entend la possibilitĂ© de distinguer plusieurs formes de premiĂšre hypothĂšse que les candidats pouvaient envisager est tout simplement de constater que la vĂ©ritĂ©, peu importe le domaine dans lequel nous nous inscrivons, semble connaĂźtre des Ă©volutions. De façon privilĂ©giĂ©e, ce que nous dit la science Ă  propos du rĂ©el subit des transformations, voire des rĂ©volutions, au cours du pour autant, cette Ă©volution remet-elle en cause la notion de vĂ©ritĂ© ou, au contraire, notre capacitĂ© Ă  y parvenir ? Il faut alors dĂ©gager une mĂ©thode d'accĂšs Ă  la vĂ©ritĂ©. La dĂ©monstration est le moyen privilĂ©giĂ© pour rĂ©aliser cet objectif. Cette mĂ©thode possĂšde nĂ©anmoins le risque de s'Ă©loigner du rĂ©el Ă  cause de son caractĂšre trop formel, ce qui nous Ă©loignera Ă©galement de la vĂ©ritĂ© entendue comme adĂ©quation au faut-il donc distinguer au sein mĂȘme de la vĂ©ritĂ© plusieurs formes possibles. Il y aurait des vĂ©ritĂ©s dĂ©finitives comme celles du cogito cartĂ©sien ou certaines vĂ©ritĂ©s de la science et d'autres qui sont vouĂ©es Ă  Ă©voluer au cours du temps comme les vĂ©ritĂ©s qui reposent sur une auteurs pour un tel sujet sont nombreux. Les candidats pouvaient faire rĂ©fĂ©rence au dĂ©bat entre Platon et Protagoras en ce qui concerne la relativitĂ© de la vĂ©ritĂ© ou encore Ă  l'allĂ©gorie de la caverne. Le cogito cartĂ©sien apparaĂźt comme une rĂ©fĂ©rence importante. L'opposition entre phĂ©nomĂšnes et noumĂšnes rĂ©alitĂ© intelligible, opposĂ©e au phĂ©nomĂšne sensible, NDLR proposĂ©e par Kant peut ĂȘtre utile. Sinon, ils pouvaient aller chercher des auteurs en Ă©pistĂ©mologie comme Popper, Duhem...CorrigĂ© Sujet 2 Peut-on ĂȘtre insensible Ă  l'art ?Le deuxiĂšme sujet est intĂ©ressant puisqu'il repose sur un paradoxe. A premiĂšre vue, il semble difficile d'ĂȘtre insensible Ă  l'art puisque l'essence mĂȘme de l'art est d'interpeller notre sensibilitĂ©. L'art n'a pas seulement pour fonction de toucher notre sensibilitĂ©, il a Ă©galement une fonction intellectuelle, mais il y parvient normalement en passant par nos faut donc, dans un premier temps, travailler ce paradoxe en insistant sur le fait que l'art est le propre de l'homme. Il tĂ©moigne de notre appartenance Ă  une culture et donc Ă  l'humanitĂ©. L'art est donc essentiel Ă  l'homme et il apparaĂźt difficile d'y ĂȘtre il arrive que nous ne soyons pas touchĂ©s par certaines formes d'art. Il faut alors faire subir au sujet une lĂ©gĂšre inflexion. S'il semble difficile qu'un individu soit insensible Ă  tout art, il peut l'ĂȘtre Ă  certaines manifestations de l'art. C'est un phĂ©nomĂšne que l'on retrouve par exemple avec l'insensibilitĂ© qu'une partie du public peut Ă©prouver Ă  l'Ă©gard de l'art faut alors rechercher la cause de cette insensibilitĂ© et on voit assez vite qu'elle repose souvent sur une certaine incomprĂ©hension, ce qui permet de renverser le rapport traditionnel que l'on attribue entre sensibilitĂ© et intellection. Il est peut-ĂȘtre nĂ©cessaire de comprendre une oeuvre pour y ĂȘtre sensible et non l' candidats pouvaient faire rĂ©fĂ©rence aux travaux de Hume sur la sensibilitĂ©, Ă  ceux de Kant sur la maniĂšre de distinguer l'agrĂ©able du beau. Ils pouvaient Ă©galement utiliser des auteurs plus contemporains comme Danto ou Goodman sur la relation du public Ă  l'art contemporain. Il Ă©tait Ă©galement possible de solliciter Hegel pour insister sur l'importance de l'intellect en Sujet 3 explication de texte Durkheim, Les formes Ă©lĂ©mentaires de la vie religieuseLe texte proposĂ© aux Ă©lĂšves de ES est assez simple dans sa formulation mais peut avoir un caractĂšre dĂ©routant pour les candidats car il ne renvoie pas clairement Ă  une notion du objet concerne le rapport Ă  autrui et, plus particuliĂšrement, l'influence que peut avoir autrui sur nous du fait de son problĂšme que se pose ici Durkheim est de savoir comment certains individus exercent-ils une influence sur les autres ? Comment le rapport d'autoritĂ© se manifeste-t-il ?Il dĂ©fend la thĂšse selon laquelle l'autoritĂ© provient d'une reconnaissance en une "Ă©nergie psychique" particuliĂšre qui limite la volontĂ© de celui qui obĂ©it. L'enjeu du texte est donc de travailler ce rapport si particulier qui existe entre ceux qui commandent et ceux qui texte est divisĂ© en deux parties. Dans un premier temps, l'auteur s'attache Ă  travailler le rapport d'autoritĂ© avant de l'appliquer au cas particulier du commandement dans une deuxiĂšme candidats devaient d'abord dĂ©finir les notions d'obĂ©issance, d'autoritĂ© morale, d'Ă©nergie psychique. Il est bon d'insister sur le caractĂšre Ă©tonnant de cette notion d'Ă©nergie psychique. Le rapport entre notre volontĂ© et celle de celui qui impose le respect doit ĂȘtre traitĂ©. Les notions de prescription et de commandement sont importantes. Il faut Ă©galement rĂ©flĂ©chir Ă  la notion d'intensitĂ©. Le texte n'est pas forcĂ©ment complexe mais demande une attention particuliĂšre. Le risque pour les candidats est de faire une longue paraphrase du texte au lieu de rĂ©aliser un travail patient d' Retrouvez les corrections du Bac Philo 2018 en Facebook Live CorrigĂ©s Bac Philo 2018 l'Ă©preuve de philo est terminĂ©e, voici les corrigĂ©s en Live! Posez-nous vos questions en commentaires - En partenariat avec Nomad Education - applis de rĂ©visions pour le bac by Le Parisien Etudiant on Monday, June 18, 2018CorrigĂ© du Bac Philo SĂ©rie S Scientifique Coef. 3CorrigĂ© Sujet 1 Le dĂ©sir est-il la marque de notre imperfection ?Sujet assez classique le dĂ©sir, formulation assez inĂ©dite. Assez difficile Ă  cause de la notion d’imperfection qu’il faut bien analyser. ReformulĂ©e, la question donne Le dĂ©sir est-il notre noblesse possible ou notre misĂšre rĂ©elle ? ProgrĂšs ou dĂ©cadence ?Il faut prĂ©ciser le sens de marque » qui est une mĂ©taphore, qui signifie la preuve, ou encore l’indice, ou le signe de reconnaissance de notre fallait voir les diffĂ©rentes dĂ©finitions, acceptions et conception du dĂ©sir afin de trouver des pistes diffĂ©rentes. Par exemples - Le dĂ©sir comme manque, souffrance, dĂ©sespoir, frustration. Dans ce cas, le dĂ©sir est la marque de notre Le dĂ©sir opposĂ© au besoin, comme tendance noble vers quelque chose de bon dans ce cas, le dĂ©sir peut, dans son mouvement et dans sa rĂ©alisation, tendre vers la perfection est Ă©galement intĂ©ressant de bien creuser les implications du mot imperfection » - le contraire de la perfection se demander si nous pouvons ĂȘtre parfaits ;- la possibilitĂ© d’un perfectionnement, d’une amĂ©lioration devenons-nous meilleurs moralement par exemple si nous renonçons au dĂ©sir ou Ă  certains dĂ©sirs ?Les notions du programme en jeu dans le sujet sont le dĂ©sir, la morale, la culture, la conscience, la auteurs possibles Épicure, Lettre Ă  Le monde comme volontĂ© et comme Ă©tait possible de raisonner selon le plan suivant I - Le dĂ©sir est la marque de notre - Le dĂ©sir n’est la marque que d’une certaine imperfection, tout dĂ©pend du dĂ©sir dont on - Le dĂ©sir est la marque, non de notre perfection nul n’est parfait, mais le moyen de notre perfectionnement, et donc la marque de notre on pouvait ouvrir sur la question fondamentale de notre libertĂ© face Ă  nos Sujet 2 Eprouver l’injustice, est-ce nĂ©cessaire pour savoir ce qui est juste ?Le sujet est assez difficile dans sa formulation, et assez inĂ©dit en problĂšme de cette question repose sur deux distinctions, entre injustice » et juste », entre Ă©prouver » et savoir ».La premiĂšre distinction nĂ©cessite de bien reprendre des dĂ©finitions de la justice vues en cours, puis de dĂ©finir a contrario ce qu’est l’injustice peut-on comprendre l’injuste par son contraire ?La seconde distinction repose sur la dualitĂ© sentiment/ raison, Ă©prouver » affectivement VS savoir » rationnellement. Il faut se demander si un sentiment d’injustice peut reposer sur une idĂ©e de justice. Eprouver l’injustice est-il naturel ou nĂ©cessite-il un savoir, moral, juridique, ou encore politique ?ReformulĂ©e, la question donne Faut-il possĂ©der une idĂ©e rationnelle de la justice pour ressentir l’injustice ? La connaissance du juste est-elle une condition prĂ©alable Ă  tout sentiment d’injustice ?Il faut donc bien se demander en quoi consiste le problĂšme, car habituellement nous pensons que le sentiment d’injustice est premier l’exemple du jeune enfant qui ressent de l’injustice sans forcĂ©ment connaĂźtre l’idĂ©e de justice et que l’idĂ©e de justice est le fruit d’une rationalisation faut prĂ©ciser Ă©galement nĂ©cessaire » ici, une condition impĂ©rativement notions du programme en jeu dans le sujet sont la justice, le droit, le sujet, la conscience, la Ă©tait possible de raisonner selon le plan suivant I - Eprouver l’injustice est une condition prĂ©alable et nĂ©cessaire Ă  la connaissance du justeII - Il faut avoir une idĂ©e du juste pour ressentir authentiquement l’injusticeIII - On Ă©prouve d’abord l’injustice de laquelle on se forge une idĂ©e du juste, idĂ©e qui sert alors Ă  juger rationnellement l’injusticeAuteurs possibles Platon, RĂ©publique mythe de GygĂšs.Aristote, Ethique Ă  Discours sur l’origine et les fondements de l’inĂ©galitĂ© parmi les ThĂ©orie de la s’interroger sur les liens entre justice, injustice et Sujet 3 Texte de MillLe sujet est trĂšs difficile dans son approche et son texte porte sur la question du possible lien de causalitĂ© entre les lois et les phĂ©nomĂšnes de la nature d’une part, les autres phĂ©nomĂšnes, humains et sociaux d’autres problĂšme peut ĂȘtre posĂ© ainsi habituellement, les lois et les phĂ©nomĂšne humains et sociaux se comprennent indĂ©pendamment des lois et phĂ©nomĂšnes de la prend le contre-pied de cette idĂ©e et Ă©nonce la thĂšse suivante tous les phĂ©nomĂšnes humains sont en mĂȘme temps des phĂ©nomĂšnes de la nature. Pourquoi ? Car les lois qui rĂ©gissent la nature et la sociĂ©tĂ© sont les mĂȘmes. Or, la nature Ă©tant antĂ©rieure Ă  la sociĂ©tĂ©, la premiĂšre dĂ©termine la doit ĂȘtre prĂ©cisĂ©e ainsi tout au long de l’analyse les lois sont toujours les mĂȘmes, ce sont les circonstances dans lesquelles les lois s’appliquent qui changent circonstance naturelles VS circonstances sociales.Il Ă©tait bon de donner quelques exemples, finalement simples la loi physique de la pesanteur qui s’applique dans la nature, s’applique aussi Ă  dans sociĂ©tĂ© humaine mais pas sur les mĂȘmes rĂ©alitĂ©s et pas dans les mĂȘmes circonstancesNotions du programme en jeu la raison et le rĂ©el, la dĂ©monstration, la du Bac Philo SĂ©ries Technologique sauf STHR Coef. 2Les propositions qui suivent ne constituent pas une correction dĂ©finitive mais des Ă©lĂ©ments de rĂ©flexion. Il est important que les candidats se rappellent que les attentes, en ce qui concerne l'Ă©preuve de philosophie, sont avant tout l'exercice rĂ©flĂ©chi du jugement et le tĂ©moignage d'une culture philosophique Sujet 1 L'expĂ©rience peut-elle ĂȘtre trompeuse ?Le premier sujet proposĂ© aux sĂ©ries technologiques est classique mais peut apparaĂźtre complexe aux faut d'abord dĂ©finir les notions du sujet. La notion d'expĂ©rience est assez large puisqu'elle traverse l'ensemble de notre existence. Il est possible de la dĂ©finir comme une certaine Ă©preuve conduisant Ă  une connaissance ou Ă  une maĂźtrise. On la retrouve dans notre quotidien mais aussi plus particuliĂšrement dans le domaine scientifique. Le caractĂšre trompeur d'une chose signifie que celle-ci nous fait croire qu'elle nous donne accĂšs Ă  la vĂ©ritĂ© alors qu'elle nous induit en de tromperie est particuliĂšrement importante pour la notion d'expĂ©rience puisqu'elle se donne comme le moyen d'engranger des savoirs ou de maĂźtriser des techniques. Il apparaĂźt donc, Ă  premiĂšre vue, que l'expĂ©rience n'est pas le temps fait que nous nous rendons parfois compte qu'une expĂ©rience nous a trompĂ© et que ce que nous pensions ĂȘtre vrai s'est rĂ©vĂ©lĂ© qu'est-ce qui nous a permis de prendre conscience de cette tromperie ? L'expĂ©rience elle-mĂȘme. C'est lĂ  le paradoxe de l'expĂ©rience. MĂȘme si elle peut parfois ĂȘtre trompeuse, elle est le seul moyen que nous avons pour la corriger. C'est donc l'expĂ©rience qui permet de corriger l' candidats pouvaient utiliser les oeuvres d'Aristote ou de Locke pour montrer que l'expĂ©rience constitue notre premier mode d'accĂšs Ă  la vĂ©ritĂ©. Il Ă©tait bon d'utiliser Descartes et le doute systĂ©mique qu'il utilise pour montrer que nos expĂ©riences sont parfois trompeuses. Enfin, les candidats pouvaient utiliser un auteur comme Bachelard pour dĂ©fendre l'idĂ©e selon laquelle l'expĂ©rience scientifique vient corriger notre expĂ©rience Sujet 2 Peut-on maĂźtriser le dĂ©veloppement technique ?Le deuxiĂšme sujet est assez classique Ă©galement mais possĂšde certains Ă©chos avec l'actualitĂ© et les craintes que peut provoquer le dĂ©veloppement notion de technique se dĂ©finit comme l'ensemble des moyens utilisĂ©s par l'homme pour transformer son milieu. La technique est une caractĂ©ristique qui accompagne l'humanitĂ© depuis ses dĂ©buts et qui a permis Ă  l'homme d'Ă©riger une culture. Elle est donc une aide fondamentale pour l'homme si bien qu'il peut difficilement s'en la technique a connu un dĂ©veloppement tel qu'il semble de plus en plus difficile d'en maĂźtriser les effets. La question apparaĂźt alors de savoir si nous restons les maĂźtres de nos crĂ©ations ou si elles finissent par nous faut donc rĂ©flĂ©chir aux moyens de maĂźtriser notre dĂ©veloppement technique. Une premiĂšre rĂ©ponse consiste Ă  dire que ceux qui contribuent au dĂ©veloppement technique, les ingĂ©nieurs, sont les mieux placĂ©s pour limiter leurs propres inventions. Une autre rĂ©ponse possible consiste Ă  dire que cette maĂźtrise doit venir d'une volontĂ© politique, celle des dirigeants ou celle des citoyens. Dans les deux cas, il semble difficile d'envisager une maĂźtrise du dĂ©veloppement car la concurrence est telle que la course au progrĂšs ne semble pas prĂȘte de connaĂźtre un ce sujet, les candidats pouvaient faire rĂ©fĂ©rence Ă  Bergson et sa dĂ©finition de l'homme comme homo faber. Descartes semble une rĂ©fĂ©rence incontournable pour ce sujet. Il est celui qui dĂ©fend l'idĂ©e d'une maĂźtrise de la nature grĂące Ă  la technique. Jonas est aussi une rĂ©fĂ©rence importante pour ce sujet puisqu'il met en garde contre les dangers du dĂ©veloppement technique et de sa difficile Sujet 3 Montesquieu, De l'esprit des lois1/Le texte de Montesquieu proposĂ© aux candidats des sĂ©ries technologiques est intĂ©ressant puisqu'il va contre certaines idĂ©es reçues concernant ce qu'il faut entendre par libertĂ© dans une principale du texte de Montesquieu est de dĂ©finir ce qu'est la libertĂ© politique, Ă  savoir le fait de pouvoir faire ce que les lois nous autorisent et l'importance de l'adhĂ©sion Ă  ces lois par les citoyens. Il dĂ©veloppe son argumentation en deux temps. Il insiste d'abord sur l'erreur de jugement qui peut ĂȘtre attribuĂ© aux dĂ©mocraties. Elles ne sont pas des rĂ©gimes oĂč chacun fait ce qu'il veut. Au contraire, elles sont encadrĂ©es par des lois nĂ©cessaires au bon fonctionnement de la sociĂ©tĂ©. Montesquieu montre ensuite le risque que pourrait courir la dĂ©mocratie si chacun use de sa libertĂ© en fonction de sa seule volontĂ© et non selon le respect des phrase "dans les dĂ©mocraties, le peuple paraĂźt faire ce qu'il veut" insiste sur l'image que peut renvoyer la dĂ©mocratie, Ă  savoir celle d'un rĂ©gime au sein duquel chaque citoyen peut suivre sa volontĂ© et ses dĂ©sirs sans devoir rendre de compte Ă  la loi. Il s'agit lĂ  Ă©videmment d'une apparence car en dĂ©mocratie, comme dans tout rĂ©gime, la loi organise la sociĂ©tĂ© et donc encadre les volontĂ©s phrase "la libertĂ© ne peut consister qu'Ă  pouvoir faire ce que l'on doit vouloir" insiste sur le rapport que le citoyen doit entretenir Ă  l'Ă©gard des lois. Le respect des lois doit constituer un devoir supĂ©rieur au respect de sa volontĂ© individuelle. Cela signifie que le citoyen doit comprendre tout l'intĂ©rĂȘt qu'il a de respecter la propose de distinguer indĂ©pendance et libertĂ©. L'indĂ©pendance est la capacitĂ© de l'individu de vivre seul, ce qui lui permet de ne suivre que sa volontĂ©. Or, du fait mĂȘme de son appartenance Ă  la sociĂ©tĂ© cette indĂ©pendance doit ĂȘtre inscrite dans le projet plus gĂ©nĂ©ral de la sociĂ©tĂ©. Si le citoyen souhaite ne suivre que son indĂ©pendance, il risque d'en faire les frais puisque les autres feront de mĂȘme, ce qui mettra en danger la sociĂ©tĂ© dans son libertĂ© se dĂ©finit en apparence comme la capacitĂ© pour un individu de faire ce qu'il veut, c'est-Ă -dire de suivre sa volontĂ© et ses dĂ©sirs. Pourtant, si tous les individus ne font que suivre leurs dĂ©sirs, ils risquent de tomber dans une forme de guerre gĂ©nĂ©ralisĂ©e que Hobbes appelle â€œĂ©tat de nature”. Il faut alors contraindre les volontĂ©s individuelles par la loi, ce qui permet aux citoyens d'augmenter leur libertĂ©. Les lois apparaissent ainsi nĂ©cessaires Ă  la ce sujet, les candidats peuvent faire rĂ©fĂ©rence Ă  Hobbes et Ă  la dĂ©finition qu'il propose de l'Ă©tat de nature. Il est possible Ă©videmment de reprendre le texte de Montesquieu. Rousseau appraĂźt Ă©galement comme un auteur important pour ce aussi →SpĂ©cial BAC 2018 les sujets et conseils de prĂ©paration...→ Dates du Bac Ă©preuve par Ă©preuve→ CorrigĂ©s du bac Les Ă©preuves corrigĂ©es par nos profs sĂ©lectionnĂ©s→ Les sujets probables du Bac ciblez vos rĂ©visions...→ Conseils de rĂ©visions Ă  quelques jours ou heures des examens→ Quiz de rĂ©visions du Bac testez votre niveau matiĂšre par matiĂšre...→ Les alertes rĂ©sultats du Bac officiels et gratuits, en direct des acadĂ©mies...→ Bac de Philo derriĂšre l'Ă©paule d'un correcteur→ Bac pourquoi la philo ouvre le bal des Ă©preuves ?Alerte Mail CorrigĂ©s du Bac

Ainsion comprend que la connaissance de soi est Ă  la fois un savoir et un dĂ©sir, qui ouvre sur un Ă©quilibre entre volontĂ© et humilitĂ© par lequel nous trouvons notre juste place dans le cosmos. Sans doute, l'injonction moderne du "connais-toi toi mĂȘme" qui s'exprime dans les expressions, comme "savoir s'affirmer", "avoir confiance en soi

Sommaire 1 Le Fou et le RĂȘveur 2 L’ experience de la conscience de soi. Descartes, MĂ©ditations mĂ©taphysiques, PremiĂšre mĂ©ditation, 1641 Descartes, MĂ©ditations mĂ©taphysiques, PremiĂšre mĂ©ditation, 1641 3 VidĂ©o La conscience vers la conscience de soi Le Fou et le RĂȘveur Pour s approcher de cette notion une premiĂšre fois, essayons de comprendre que la conscience est ce qui reste quand apparemment il ne reste plus neir Suivons pour cela les pas de Monsieur Descartes et tentons de refaire le chemin que suivit sa pensĂ©e dans Les MĂ©ditations mĂ©taphysiques. Au dĂ©part, et comme souvent, tout commence par un simple constat qui finit par changer mĂȘme les Ă©vidences. Ici, le constat est le suivant et vous 1 avez deja fait il arrive parfois, par hasard ou non, d’admettre pour vrai ce qui ne 1 est pas en rĂ©alitĂ©. Habituellement, le constat prend le nom d erreur ou d illusions et les choses en restent lĂ , inchangĂ©es et familiĂšres Mais avec Descartes, ce constat va ĂȘtre Ă  l’origine d’une des expĂ©riences les plus prodigieuses de l’histoire de la pensĂ©e, et de la pensĂ©e tout court ‱ L’ experience de la conscience de soi. Explorons le chemin par nous-mĂȘme si j’ai dĂ©jĂ  pris pour vrai ce qui ne 1 Ă©tait pas, comment puis-je, Ă  l’instant mĂȘme oĂč je lis ces lignes ĂȘtre assure de ne pas ĂȘtre encore dans l’illusion ? Comment ĂȘtre sur de ne pas me tromper ou ĂȘtre trompĂ© ? Et puisque je sais que l’on m’a dĂ©jĂ  trompĂ© quelques fois Ă  propos des sujets les plus divers et mĂȘme parfois au sujetdes sentiments, comment ne pas penser Ă  prĂ©sent qu’il est possible que je sois dans l’illusion bien plus que je ne le crois. Pour Ă©loigner ce soupçon et Ă©viter qu’il ne se transforme en crise, la solution est simple il me faut prendre le temps, une fois dans ma vie, d’examiner ce que je sais, ce que je crois ou ce que je crois savoir ; mais cela revient Ă  douter de tout ce que je croyais vrai et mĂȘme de ce que je pensais faux. Une vie ne suffirait pas Ă  examiner tout cela ; il me faut donc une mĂ©thode qui puisse s’attaquer Ă  la base de toutes mes opinions, Ă  la racine de toutes mes croyances – une mĂ©thode radicale. Et de fait, mes opinions, mes croyances et mes prĂ©jugĂ©s ont un point commun je les ai eu aprĂšs avoir vu, entendu, touchĂ© ou senti quelque chose, et donc toujours au dĂ©part en m’appuyant avec confiance sur mes sens. Douter de tout, c’est donc pour chacun se demander s’il peut faire confiance Ă  ses sens. Descartes, MĂ©ditations mĂ©taphysiques, PremiĂšre mĂ©ditation, 1641 Maintenant donc que mon esprit est libre de tous soins, et que je me suis procurĂ© un repos assurĂ© dans une paisible solitude, je m’appliquerai sĂ©rieusement et avec libertĂ© Ă  dĂ©truire gĂ©nĂ©ralement toutes mes anciennes opinions Or il ne sera pas nĂ©cessaire, pour arriver Ă  ce dessein, de prouver qu’elles sont toutes fausses, de quoi peut-ĂȘtre je ne viendrais jamais Ă  bout ; mais, d’autant que la raison me persuade dĂ©jĂ  que je ne dois pas moins soigneusement m’empĂȘcher de donner crĂ©ance aux choses qui ne sont pas entiĂšrement certaines et indubitables qu’à celles qui nous paraissent manifestement ĂȘtre fausses le moindre sujet de douter que ¡’y trouverai suffira pour me les faire toutes rejeter. Et pour cela il n’est pas besoin que je les examine chacune en particulier, ce qui serait d’un travail infini ; mais parce que la ruine des fondements entraĂźne nĂ©cessairement avec soi tout le reste de l’édifice, je m’attaquerai d abord aux principes sur lesquels toutes mes anciennes opinions Ă©taient appuyĂ©es. Tout ce que j’ai reçu jusqu’à prĂ©sent pour le plus vrai et assurĂ©, je l’ai appris des sens, ou par les sens or j’ai quelquefois Ă©prouvĂ© que ces sens Ă©taient trompeurs et il est de la prudence de ne se fier jamais entiĂšrement Ă  ceux qui nous ont une fois trompĂ©s. » Je sais, mieux encore je sens, que mes sens ne sont pas infaillibles il m’arrive de ne pas bien voir, entendre ou comprendre, et parfois mĂȘme de confondre certains visages avec d’autres. Il arrive mĂȘme Ă  certains de prendre leurs dĂ©sirs pour la rĂ©alitĂ© – ce que qualifie prĂ©cisĂ©ment le mot illusion. Et si j’étais fou, qui me le dirait ? Le vĂ©ritable fou n’est-il pas celui qui ne s’aperçoit pas de sa propre folie ? Je suis peut-ĂȘtre un fou qui vit dans l’illusion en la prenant pour la rĂ©alitĂ©. Et mĂȘme si je ne suis pas fou,comment puis-je affirmer connaĂźtre la rĂ©alitĂ© ? Les choses m’apparaissent maintenant tellement incertaines que je me demande si je ne suis pas en train de rĂȘver tout cela. Et si je suis en train de rĂȘver, je suis aussi le jouet des illusions, et si le rĂȘve dure toute la vie
 On sent bien Ă  refaire le cheminement de Monsieur Descartes que son questionnement est toujours intime et moderne, et qu’il concerne chacun de nous, au plus profond. Il est celui de NĂ©o dans le film Matrix, celui que nous vivons Ă  chaque fois que notre monde vacille. Il est le cheminement personnel qui mĂšne Ă  la conscience de soi. Qu’est ce que cela signifie ? Cela signifie que pour pouvoir douter de tout, imaginer que je suis fou, rever sans savoir si le rĂȘve s’arrĂȘtera, et ĂȘtre trompĂ©, il faut bien que je sois quelque chose, et plus prĂ©cisĂ©ment quelque chose qui pense. Et s apercevoir de cela, c’est pour chacun dans l’intensitĂ© et l’intimitĂ© de son expĂ©rience et de son cheminement prendre conscience de soi et en mĂȘme temps de son existence cogito ergo sum. Descartes, MĂ©ditations mĂ©taphysiques, PremiĂšre mĂ©ditation, 1641 Mais je me suis persuadĂ© qu’il n’y avait rien du tout dans le monde, qu il n y avait aucun ciel, aucune terre, aucuns esprits, ni aucuns corps ; ne me suis-je donc pas aussi persuadĂ© que je n’étais point ? on certes, j Ă©tais sans doute, si je me suis persuadĂ©, ou seulement si ai pensĂ© quelque chose. Mais il y a un je ne sais quel trompeur trĂšs puissant et trĂšs rusĂ©, qui emploie toute son industrie Ă  me tromper toujours. Il n’y a donc point de doute que je suis, s’il me trompe ; et qu il me trompe tant qu’il voudra, il ne saurait jamais faire que je” ne sois rien, tant que je penserai ĂȘtre quelque chose. De sorte qu’aprĂšs y avoir bien pensĂ©, et avoir soigneusement examinĂ© toutes choses enfin il faut conclure, et tenir pour constant que cette proposition Je suis I existe, est nĂ©cessairement vraie, toutes les fois que je la prononce’ ou que je la conçois en mon esprit. » Vivre et sentir cela, c’est aussi poser deux choses – d’un cĂŽtĂ© soi ; de l’autre tout le reste. L’expĂ©rience de la conscience de soi est aussi l’expĂ©rience de sa solitude, l’expĂ©rience d’une distance infranchissable avec le monde et les autres consciences. Mais c’est aussi cette distance qui permet la diffĂ©rence et le recul. Une diffĂ©rence entre nous tous et un recul envers les choses qui nous entourent. Et l’expĂ©rience est sans limite, car mĂȘme dans la solitude de ma conscience dont je sens l’existence, je ne sais pas encore qui je suis moi qui suis un ĂȘtre conscient. Il convient donc de se demander Ă  prĂ©sent si l’on peut se dĂ©finir par la conscience, ou si au contraire la conscience, propre de l’homme en fait un etre indĂ©finissable. VidĂ©o La conscience vers la conscience de soi VidĂ©o dĂ©monstrative pour tout savoir sur La conscience vers la conscience de soi Post Views 256
Lalibellule peut aussi symboliser la conscience de soi qui vient avec la maturitĂ©. Une crĂ©ature du vent, la libellule reprĂ©sente le changent frĂ©quent. Et comme la vie d’une libellule est courte, elle sait qu’elle doit vivre sa vie au maximum avec le peu de temps qu’elle a – une bonne leçon pour nous tous !
1°- Joseph Gabel RĂ©sumĂ© La fausse conscience. Essai sur la nĂ©gligĂ©e par le marxisme dogmatique, la thĂ©orie de la fausse conscience constitue peut-ĂȘtre le chapitre le plus actuel de la pensĂ©e marxiste. Dans ses Ă©crits de jeunesse consacrĂ©s Ă  l'aliĂ©nation du travail humain, Marx a dĂ©crit un certain nombre des mĂ©canismes que les psychopathologistes redĂ©couvriront dans leurs recherches portant sur les diffĂ©rents aspects de la conscience de cette Ă©tude rĂ©side dans l'utilisation des enseignements de la psychopathologie des Ă©tats schizophrĂ©niques pour une interprĂ©tation neuve du problĂšme de la fausse conscience. Elle essaie de mettre en Ă©vidence le rĂŽle que jouent la rĂ©ification et la dĂ©chĂ©ance corrĂ©lative de la qualitĂ© dialectique de l'existence et de la conscience, dans les formes individuelles et collectives de l' la mesure oĂč l'on peut dĂ©finir la pathologie mentale comme une pathologie de la libertĂ© », la pensĂ©e dialectique apparaĂźt comme l'instrument par excellence de toute dĂ©saliĂ©nation, comme une vĂ©ritable logique de la JEAN LACROIXPubliĂ© le 09 avril 1963 Ă  00h00 - Mis Ă  jour le 09 avril 1963 Ă  00h00PEU de mots aujourd'hui sont aussi employĂ©s que celui d'aliĂ©nation. Son origine paraĂźt ĂȘtre juridique. L'aliĂ©nation est d'abord la renonciation au profit d'autrui d'un droit de propriĂ©tĂ©. À partir de lĂ  deux sens se sont diversifies l'un psychiatrique, l'autre sociologique ; l'aliĂ©nĂ© au sens mĂ©dical c'est, comme on disait au dix-neuviĂšme siĂšcle, celui qui a perdu la raison, c'est-Ă -dire la possession de soi, et qu'un trouble mental a rendu Ă©tranger Ă  lui-mĂȘme, un " fou " ou, en termes modernes, un schizophrĂšne ; au sens de Marx, ou plutĂŽt de tout le mouvement nĂ©o-hĂ©gĂ©lien de gauche illustrĂ© par Feuerbach encore au dix-neuviĂšme siĂšcle, c'est celui qui s'est dĂ©pouillĂ© ou a Ă©tĂ© dĂ©pouillĂ© de sa personnalitĂ© propre au profit d'autres hommes ou d'un Dieu, qui est devenu Ă©tranger Ă  lui-mĂȘme en perdant son essence et qui, n'Ă©tant plus maĂźtre de soi, est traitĂ© comme une chose. Entre ces deux significations l'analogie est demeure nĂ©anmoins assez vague, et l'on ne voit guĂšre de rapports prĂ©cis entre le " dĂ©ment " et le " bourgeois ", par exemple, qui, dans la perspective marxiste, est aliĂ©nĂ©, c'est-Ă -dire dĂ©doublĂ© entre un homme qui crĂ©e les institutions capitalistes et un autre qui oublie qu'elles sont son Ɠuvre et les prend pour des rĂ©alitĂ©s naturelles et indĂ©pendantes. À quelques exceptions prĂšs, les Ă©tudes psychiatriques n'ont guĂšre inspirĂ© les sociologues ; les analyses marxistes n'ont Ă©tĂ© utilisĂ©es que par peu de mĂ©decins. Tout l'effort du docteur Gabel, en de multiples travaux depuis une quinzaine d'annĂ©es, et spĂ©cialement dans son rĂ©cent ouvrage sur la Fausse Conscience, est d'aboutir Ă  une thĂ©orie unitaire de l'aliĂ©nation, qui englobe Ă  la fois les manifestations de l'aliĂ©nation clinique et celles de l'aliĂ©nation sociale, de dĂ©fendre en somme un vĂ©ritable parallĂ©lisme socio-pathologique 1L'origine des recherches de ce mĂ©decin est plus sociologique que clinique. C'est avant tout un ouvrage de jeunesse du cĂ©lĂšbre marxiste hongrois Lukacs qui l'a Ă©clairĂ© Histoire et Conscience de classe. Dans ce livre 2, qu'il a reniĂ© par la suite et qui reste cependant son Ɠuvre la plus cĂ©lĂšbre, l'auteur dĂ©crivait ce que Marx appelle le fĂ©tichisme de la marchandise et ce qu'il nomme lui-mĂȘme rĂ©ification. Les lois Ă©conomiques sont bien rĂ©elles en un sens, elles ont une nature qui pĂšse de tout son poids sur la sociĂ©tĂ©, mais cette " nature " n'est que la traduction et l'expression de relations entre les hommes. C'est un rapport social dĂ©terminĂ© des hommes eux-mĂȘmes, qui revĂȘt la forme fantasmagorique d'un rapport des choses. Ainsi le capital est Ă  la fois un objet matĂ©riel marchandise, machine et en mĂȘme temps le centre de cristallisation de relations humaines. En tant qu'objet une marchandise reste identique Ă  elle-mĂȘme ; mais en tant qu'expression de relations humaines elle peut changer de sens. La mĂȘme piĂšce de vin produite par des esclaves, des prolĂ©taires ou des hommes libres dans une sociĂ©tĂ© sans classes n'a pas la mĂȘme signification sociale. Le caractĂšre interhumain des catĂ©gories Ă©conomiques est masquĂ© par la matĂ©rialitĂ© du capital, et c'est ce qui leur donne l'apparence trompeuse d'un phĂ©nomĂšne naturel. Dans l'univers rĂ©ifiĂ©, l'individu est Ă©crasĂ© par une prĂ©tendue nature Ă©conomique, qui est cependant le fruit de sa propre activitĂ©. C'est une vĂ©ritable chosification, qui ramĂšne tout au mĂȘme et Ă  l'identique. En rĂ©alitĂ© il n'y a pas de lois Ă©ternelles, mais simplement des lois historiques. Marx est l'introducteur de la temporalitĂ© en Ă©conomie politique ; les systĂšmes Ă©voluent et se FAUSSE CONSCIENCEPar JEAN LACROIXLe Monde, publiĂ© le 09 avril 1963 PEU de mots aujourd'hui sont aussi employĂ©s que celui d'aliĂ©nation. Son origine paraĂźt ĂȘtre juridique. L'aliĂ©nation est d'abord la renonciation au profit d'autrui d'un droit de propriĂ©tĂ©. À partir de lĂ  deux sens se sont diversifies l'un psychiatrique, l'autre sociologique ; l'aliĂ©nĂ© au sens mĂ©dical c'est, comme on disait au dix-neuviĂšme siĂšcle, celui qui a perdu la raison, c'est-Ă -dire la possession de soi, et qu'un trouble mental a rendu Ă©tranger Ă  lui-mĂȘme, un " fou " ou, en termes modernes, un schizophrĂšne ; au sens de Marx, ou plutĂŽt de tout le mouvement nĂ©o-hĂ©gĂ©lien de gauche illustrĂ© par Feuerbach encore au dix-neuviĂšme siĂšcle, c'est celui qui s'est dĂ©pouillĂ© ou a Ă©tĂ© dĂ©pouillĂ© de sa personnalitĂ© propre au profit d'autres hommes ou d'un Dieu, qui est devenu Ă©tranger Ă  lui-mĂȘme en perdant son essence et qui, n'Ă©tant plus maĂźtre de soi, est traitĂ© comme une chose. Entre ces deux significations l'analogie est demeure nĂ©anmoins assez vague, et l'on ne voit guĂšre de rapports prĂ©cis entre le " dĂ©ment " et le " bourgeois ", par exemple, qui, dans la perspective marxiste, est aliĂ©nĂ©, c'est-Ă -dire dĂ©doublĂ© entre un homme qui crĂ©e les institutions capitalistes et un autre qui oublie qu'elles sont son Ɠuvre et les prend pour des rĂ©alitĂ©s naturelles et indĂ©pendantes. À quelques exceptions prĂšs, les Ă©tudes psychiatriques n'ont guĂšre inspirĂ© les sociologues ; les analyses marxistes n'ont Ă©tĂ© utilisĂ©es que par peu de mĂ©decins. Tout l'effort du docteur Gabel, en de multiples travaux depuis une quinzaine d'annĂ©es, et spĂ©cialement dans son rĂ©cent ouvrage sur la Fausse Conscience, est d'aboutir Ă  une thĂ©orie unitaire de l'aliĂ©nation, qui englobe Ă  la fois les manifestations de l'aliĂ©nation clinique et celles de l'aliĂ©nation sociale, de dĂ©fendre en somme un vĂ©ritable parallĂ©lisme socio-pathologique 1L'origine des recherches de ce mĂ©decin est plus sociologique que clinique. C'est avant tout un ouvrage de jeunesse du cĂ©lĂšbre marxiste hongrois Lukacs qui l'a Ă©clairĂ© Histoire et Conscience de classe. Dans ce livre 2, qu'il a reniĂ© par la suite et qui reste cependant son Ɠuvre la plus cĂ©lĂšbre, l'auteur dĂ©crivait ce que Marx appelle le fĂ©tichisme de la marchandise et ce qu'il nomme lui-mĂȘme rĂ©ification. Les lois Ă©conomiques sont bien rĂ©elles en un sens, elles ont une nature qui pĂšse de tout son poids sur la sociĂ©tĂ©, mais cette " nature " n'est que la traduction et l'expression de relations entre les hommes. C'est un rapport social dĂ©terminĂ© des hommes eux-mĂȘmes, qui revĂȘt la forme fantasmagorique d'un rapport des choses. Ainsi le capital est Ă  la fois un objet matĂ©riel marchandise, machine et en mĂȘme temps le centre de cristallisation de relations humaines. En tant qu'objet une marchandise reste identique Ă  elle-mĂȘme ; mais en tant qu'expression de relations humaines elle peut changer de sens. La mĂȘme piĂšce de vin produite par des esclaves, des prolĂ©taires ou des hommes libres dans une sociĂ©tĂ© sans classes n'a pas la mĂȘme signification sociale. Le caractĂšre interhumain des catĂ©gories Ă©conomiques est masquĂ© par la matĂ©rialitĂ© du capital, et c'est ce qui leur donne l'apparence trompeuse d'un phĂ©nomĂšne naturel. Dans l'univers rĂ©ifiĂ©, l'individu est Ă©crasĂ© par une prĂ©tendue nature Ă©conomique, qui est cependant le fruit de sa propre activitĂ©. C'est une vĂ©ritable chosification, qui ramĂšne tout au mĂȘme et Ă  l'identique. En rĂ©alitĂ© il n'y a pas de lois Ă©ternelles, mais simplement des lois historiques. Marx est l'introducteur de la temporalitĂ© en Ă©conomie politique ; les systĂšmes Ă©voluent et se vous reste de cet article Ă  lire. La suite est rĂ©servĂ©e aux abonnĂ©s.
Laconscience est le terme qui signifie connaissance, prise de conscience, honnĂȘtetĂ©. Elle peut aussi rĂ©vĂ©ler la notion de stimuli autour d’un individu qui confirme son existence. La conscience est Ă©galement liĂ©e au sens de la moralitĂ© et du devoir, car c’est la notion des actions ou des sentiments intĂ©rieurs au moment oĂč les
Objectif Comprendre le lien entre la conscience et la connaissance de soi. Points clĂ©s La conscience permet la connaissance de soi car elle est certitude. Cependant, cette connaissance est subjective et conditionnĂ©e. L'inconscient a un rĂŽle important dans la connaissance de soi, et s'en rendre compte nous rend plus lucide. La conscience est la facultĂ© par laquelle l'homme est capable de penser ce qu'il vit et dĂšs lors de se penser lui-mĂȘme. On pourrait donc admettre que la conscience que l'on prend de soi-mĂȘme Ă©quivaut Ă  une connaissance de soi. Or, s'il ne fait pas de doute que la conscience permet de savoir que l'on est, il n'est pas assurĂ© qu'elle favorise nĂ©cessairement la connaissance de ce que l'on est. Autrement dit, le fait d'ĂȘtre conscient de soi induit-il le fait de se connaĂźtre soi-mĂȘme ? 1. La conscience rend possible la connaissance de soi a. Se connaĂźtre soi-mĂȘme est le principe de toute sagesse Chacun aspire Ă  savoir qui il est. Il semble que ce soit la condition essentielle pour mener une existence sensĂ©e et cohĂ©rente. En l'absence de cette connaissance, je cours le risque de m'Ă©garer, d'entreprendre des projets ou de tenir des discours dans lesquels demain je ne me reconnaĂźtrai plus. Ne pas se connaĂźtre ou se faire des illusions sur soi conduit inĂ©vitablement Ă  l'Ă©chec. b. La conscience est Ă©quivalente Ă  la pensĂ©e C'est au XVIIe siĂšcle, avec Descartes, que la conscience de soi est posĂ©e comme la terre natale de la vĂ©ritĂ© », et comprise comme certitude rĂ©sistant au doute la certitude naĂźt du doute. Descartes montre que par l'intermĂ©diaire du doute, la conscience fait, en quelque sorte, l'expĂ©rience de la certitude de l'existence de soi Discours de la mĂ©thode, 1637. Descartes se propose de rejeter comme absolument faux, tout ce en quoi je pourrais imaginer le moindre doute, afin de voir s'il ne resterait point, aprĂšs cela, quelque chose en ma crĂ©ance, qui fĂ»t entiĂšrement indubitable. [...] Mais aussitĂŽt aprĂšs, je pris garde que, pendant que je voulais ainsi penser que tout Ă©tait faux, il fallait nĂ©cessairement que moi, qui le pensais, fusse quelque chose. Et remarquant que cette vĂ©ritĂ© je pense, donc je suis, Ă©tait si ferme et si assurĂ©e, que toutes les plus extravagantes suppositions des sceptiques n'Ă©taient pas capables de l'Ă©branler, je jugeai que je pouvais la recevoir, sans scrupule, pour le premier principe de la philosophie que je cherchais. » Autrement dit, pour que le doute soit possible, il faut nĂ©cessairement un sujet qui doute le doute suppose, en effet, la pensĂ©e, laquelle suppose Ă  son tour un sujet pensant. Descartes parvient ainsi Ă  une premiĂšre vĂ©ritĂ©, Ă  un premier fondement, le cogito », Ă  partir duquel il va pouvoir Ă©tablir les principes de sa philosophie. c. L'introspection comme outil de connaissance de soi Cela ne suffit pas Ă  me faire connaĂźtre qui je suis mais seulement Ă  savoir que je suis. Pourtant, la conscience est aussi perception de ce que je vis et de ce que cela suscite en moi, des pensĂ©es, des dĂ©sirs, des Ă©motions... Il suffirait donc que je m'observe moi-mĂȘme pour pouvoir m'analyser et me comprendre. 2. La conscience ne favorise pas une connaissance de soi objective a. Les limites de l'introspection L'introspection n'est pas un instrument de connaissance de soi satisfaisant. En effet, il est toujours possible que lorsque j'interprĂšte mes actes ou mes sentiments, je me trompe. Je peux voir du courage lĂ  oĂč ne rĂ©side que de la vanitĂ©, ou bien de la gĂ©nĂ©rositĂ© oĂč ne se trouve que le souci de reconnaissance. b. Les illusions de l'amour-propre Cette absence d'objectivitĂ© lorsque je m'examine moi-mĂȘme s'explique en partie par le fait que je suis Ă  la fois juge et partie. Je me juge moi-mĂȘme et dans cette situation l'amour-propre interfĂšre. Comment dĂšs lors acquĂ©rir suffisamment de distance pour me considĂ©rer comme je suis et non comme je souhaiterais ĂȘtre ? c. Le conditionnement social de la conscience De plus, Marx a montrĂ© que la conscience n'est pas pure » et premiĂšre ou prĂ©existante. Ce qui est premier et qui dĂ©termine notre conscience ce sont les conditions matĂ©rielles de notre existence. DĂšs lors, parvenir Ă  la connaissance de soi ne repose pas sur la conscience de soi mais sur la mise au jour des rapports dĂ©terminĂ©s qui constituent notre ĂȘtre social. Ce n'est pas la conscience des hommes qui dĂ©termine leur existence, c'est au contraire leur existence sociale qui dĂ©termine leur conscience. » Avant-propos Ă  la Critique de l'Ă©conomie politique 3. La dĂ©couverte de l'inconscient rend possible l'Ă©mergence d'une conscience plus lucide a. La conscience est dĂ©terminĂ©e par l'inconscient Freud a Ă©tĂ© plus loin encore dans ce travail de destitution de la conscience comme instrument de connaissance de soi. Il a montrĂ© que la conscience est dĂ©terminĂ©e par le jeu de forces inconscientes qu'elle ignore. La psychanalyse, Ă©crit Freud, peut dire au moi Il n'y a rien d'Ă©tranger qui se soit introduit en toi, c'est une part de ta propre vie psychique qui s'est soustraite Ă  ta connaissance et Ă  la maĂźtrise de ton vouloir. » Essais de psychanalyse appliquĂ©e, Une difficultĂ© de la psychanalyse », 1917 b. La dĂ©marche de Freud nous donne les moyens de mieux nous connaĂźtre Il reste que mĂȘme si le moi n'est plus maĂźtre dans sa propre maison », selon l'expression de Freud, le travail de celui-ci a contribuĂ© Ă  porter Ă  la conscience cet Ă©tat de fait. Autrement dit, nous sommes conscients de subir les dĂ©terminations de notre inconscient. Cela ne suffit pas Ă  dĂ©livrer une connaissance de soi, mais cela ouvre la voie Ă  un travail sur soi sans cela impossible. c. La conscience rĂ©formĂ©e introduit Ă  une connaissance de soi partielle mais lucide Nous devenons plus lucides sur nous-mĂȘmes parce que nous parvenons Ă  mettre Ă  jour les dĂ©terminations qui pĂšsent sur nous, y compris sur notre conscience. Ce faisant, mĂȘme si nous dĂ©couvrons que la transparence Ă  soi est impossible, nous parvenons Ă  rĂ©former notre conscience et Ă  la libĂ©rer partiellement des illusions qu'elle nourrit. LĂ  oĂč le ça Ă©tait, le je doit advenir », Ă©crit Freud Wo Es war, soll Ich werden ». Autrement dit, il s'agit de permettre Ă  un sujet lucide de se constituer Ă  la place d'un ĂȘtre dĂ©terminĂ© par des pulsions qui le gouvernent sans qu'il le sache. Vous avez dĂ©jĂ  mis une note Ă  ce cours. DĂ©couvrez les autres cours offerts par Maxicours ! DĂ©couvrez Maxicours Comment as-tu trouvĂ© ce cours ? Évalue ce cours !
Acontrario, nous verrons ensuite pourquoi la conscience de soi semble ĂȘtre trompeuse. Pour finir, nous nous demanderons comment les limites de la conscience viennent pourtant servir l’homme dans sa quĂȘte de connaissance de lui et du monde. Comment dĂ©finir la conscience de soi ? Quelles en sont les diffĂ©rentes formes ?
Faisant suite Ă  l’article paru en septembre dernier sur le Leadership de pleine conscience-Une stratĂ©gie efficace pour les gestionnaires ? », je vous propose de pousser la rĂ©flexion sur la conscience de soi. Pourquoi et en quoi est-elle si essentielle au leader ? Quel rĂŽle joue-t-elle dans la mobilisation des Ă©quipes ? Comment fait-on pour la cultiver ? La conscience de soi, c’est aussi dĂ©velopper la capacitĂ© Ă  se connaĂźtre soi-mĂȘme comme leader Apprendre Ă  repĂ©rer ce qui se passe en nous lorsque nous sommes stressĂ©s et que nous vivons trop de pression, que nous sommes en mode pilote automatique » ou encore lorsque notre bavardage mental prend toute la place et nous coupe de l’expĂ©rience directe du moment prĂ©sent et des possibilitĂ©s d’ĂȘtre proactif. On sait trĂšs bien maintenant Ă  quel point le stress chronique est nuisible tant au niveau de la santĂ© physique que psychologique. Il est cependant moins connu que le stress que l’on porte dĂ©borde sur les personnes qui nous entourent. Au travail, c’est une information de premiĂšre importance car elle a un effet direct sur la qualitĂ© du leadership et voici pourquoi Notre cerveau Ă©tant conçu Ă  la base pour assurer notre survie balaie sans cesse notre environnement afin de dĂ©tecter toute menace potentielle. Ainsi, toute menace perçue stress rĂ©el ou relatif dĂ©clenche alors la sĂ©crĂ©tion des hormones de stress. Le corps et l’esprit sont alors en Ă©tat d’alerte. Que se passe-t-il lorsqu’un leader est stressĂ© par trop de pression ? Le cerveau des employĂ©s perçoivent instinctivement cette menace et le leader devient alors un danger » potentiel. Les hormones de stress de chacun des membres de l’équipe sont alors libĂ©rĂ©es ayant comme consĂ©quence de bloquer le mode collaboration » et de les placer plutĂŽt en mode Ă©vitement ». ConcrĂštement, leur capacitĂ© Ă  avoir une pensĂ©e claire, Ă  prendre de bonnes dĂ©cisions et Ă  ĂȘtre crĂ©atif sera rĂ©duite Ă  sa plus simple expression ou pire encore peut devenir inaccessible. C’est un fait que les gestionnaires vivent quotidiennement du stress. L’UniversitĂ© de MontrĂ©al publiait en octobre dernier les rĂ©sultats d’une recherche sur la santĂ© mentale des cadres dans les organisations du QuĂ©bec un cadre sur cinq dĂ©clare souffrir de dĂ©tresse psychologique et 20% d’entre eux ont une consommation d’alcool qui pourrait entraĂźner une dĂ©pendance. Dans le contexte Ă©conomique actuel, tout leader se doit alors d’appliquer la mĂȘme rĂšgle de sĂ©curitĂ© de base que celle qui prĂ©vaut dans les avions Prendre soin de SON bien-ĂȘtre AVANT de vouloir gĂ©rer l’équipe. La pleine conscience apprend donc aux gestionnaires Ă  ĂȘtre proactif, Ă  reconnaĂźtre les signes de stress dĂšs qu’ils apparaissent afin de pouvoir y rĂ©pondre adĂ©quatement permettant de rester en santĂ© et maintenir la cohĂ©sion de l’équipe par un leadership mobilisateur. La conscience de soi permet au leader de prendre conscience des automatismes. Le pilote automatique », c’est ce programme mental qui ouvre la porte Ă  des comportements profondĂ©ment enracinĂ©s avec le temps tel que des habitudes, des prĂ©jugĂ©es, des perceptions Ă©troites ou des ruminations. Ces automatismes, qui nous maintiennent dans le cadre de ce que nous connaissons et que nous reproduisons inconsciemment bien malgrĂ© nous, limitent l’innovation, entraĂźnent la rĂ©pĂ©tition d’expĂ©riences nĂ©gatives et bloquent la capacitĂ© Ă  changer. Apprendre Ă  les reconnaĂźtre et Ă  les dĂ©busquer est de premiĂšre importance pour le leader. La conscience de soi permet enfin de reconnaĂźtre le bavardage mental qui nous entraĂźne dans un labyrinthe de pensĂ©es et d’opinions plutĂŽt que de rester en contact avec l’expĂ©rience directe. Nous croyons Ă  tort que ce que nous dit ce discours intĂ©rieur doit ĂȘtre vrai mais les experts en neurologie nous disent qu’il s’agit plutĂŽt d’un mĂ©nage que fait notre cerveau! De plus, il coupe le leader de toute l’information pertinente disponible obtenue par l’écoute active et la communication authentique avec les membres de l’équipe. Cultiver la conscience de soi, c’est dĂ©velopper la capacitĂ© Ă  s’observer avec patience et bienveillance pour se connaĂźtre et reconnaĂźtre nos modes de fonctionnement comme leader en vue de les transformer. C’est l’assise fondamentale sur laquelle les autres compĂ©tences et qualitĂ©s peuvent se dĂ©poser pour assurer le mieux-ĂȘtre du leader et celui de son Ă©quipe. La mĂ©ditation pleine conscience est un entraĂźnement de l’esprit. C’est la gym du cerveau qui nous ramĂšne invariablement dans l’instant prĂ©sent Ă  l’abri des programmes inconscients pour dĂ©velopper la conscience de soi. Cette transformation est possible puisque notre cerveau possĂšde la capacitĂ© de se transformer et de se remodeler en fonction des entraĂźnements quotidiens. Miser sur cette capacitĂ©, c’est favoriser l’adoption de nouvelles compĂ©tences de leadership mieux adaptĂ©es Ă  la mobilisation des Ă©quipes et Ă  une gestion humaine des ressources. Êtes-vous prĂȘts pour l’entraĂźnement ? Lucie Poitras inf., CRHA Formatrice Ă  la pleine conscience et formatrice agréée L’Éthique parle Coeur .
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  • la conscience de soi est elle trompeuse